Saturday, February 06, 2010

Les malheurs du Sud Kivu (Lettre ouverte au Gouverneur)




Les malheurs du Sud Kivu (Lettre ouverte au Gouverneur)


ASFCO BUKAVU adresse cette lettre ouverte à SON EXCELLENCE Louis Léonce MUDERHWA



Gouverneur de la Province du SudKivu à BUKAVU

http://www.asfco.multiply.com/ aasfco@yahoo.fr


ASFCO asbl +243 85 36 32 679 +243 81 46 35 261


Excellence,


C'est avec un sentiment de profond patriotisme et en toute franchise et hardiesse que venons auprès de votre haute autorité vous présenter ce qui nous tient à cœur ces jours ci.


Excellence,


Nous tenons avant toute chose à vous présenter nos vœux les meilleurs de bonheur, de santé et de longévité pour l'année 2010 qui vient de commencer à peine. Cette année que, tous les sud kivutiens, voudraient finalement voir l'aube d'une année de paix réelle et véritable et de développement de leur chère province, longtemps meurtrie et appauvrie par Des guerres à répétition aux mobiles et contours flous jusqu'à ces jours et don't ils ignorent les causes.


Excellence,


La province du sud – Kivu que vous dirigez depuis plus d'une année se trouve être parmi les provinces qui Ont été Le plus touchées par les nombreux conflits qui secouent depuis 1994 la région Des grands lacs africains en général et la partie orientale de Notre pays en particulier. Ces conflits Ont fait de Notre province une province sinistrée, une province où l'on viole plus de femmes que partout en RDC, une province sans infrastructures de base, sans routes, sans écoles in hôpitaux, une province où l'on tue les gens comme Des mouches sans que rien NE soit fait pour retrouver et punir les auteurs de ces actes abominables, une province où les enfants n'ont pas accès à l'école, une province où les défenseurs de droits humains, les journalistes, les étudiants et autres élites sont systématiquement poursuivis, menacés et lâchement abattus pour Des causes non élucidées et par Des gens toujours introuvables.


Excellence,


Les élections de 2006 organisées pour la toute première fois dans Notre pays avaient suscité un grand espoir dans les cœurs de tous les congolais, qui en voyaient la fin du long cauchemar de leur misère et espéraient voir leur pays prendre de l'envol et se développer enfin. Fort malheureusement cet espoir s'est vite fondu comme la neige au soleil. L'espoir s'est envolé et IL cède as place aux doutes et déception.


Excellence,


Alors que certaines provinces, is pas toutes, se mettaient sur les rails du développement au lendemain de la mise en place Des institutions provinciales, Notre province, par accoutumance ou par malédiction, s'est trouvée butté à Des crises institutionnelles ayant entraîné la destitution par l'assemblée provinciale de votre prédécesseur, L'honorable Célestin CIBALONZA, puis à son rétablissement par la cour suprême de justice et enfin à as démission quelques jours après. Celle-ci a laissée la charge de la province entre les mains Des intérimaires avec que tout ce que cela comporte toujours, dans Notre pays où la culture politique et citoyenne demeure paroissiale, don't Des détournements massifs de deniers publics, la priorité étant de se préparer à l'après pouvoir. Et toute la population du Sud-Kivu se posait mille et une questions, certains n'hésitaient même pas à dire que leur province était donc maudite. Dans tous les couloirs et salons Des partis et regroupements politiques on NE jurait que d'un mot : trouver l'oiseau rare capable de redonner espoir aux sud kivutiens. Après plusieurs tractations, comme toujours dans Notre pays, Le choix de la haute hiérarchie de l'AMP, au pouvoir, s'est porté sur votre éminence et après élections à l'assemblée provinciale, vous avez été élu avec une majorité écrasante à la tète de la province du sud – Kivu.


Excellence,


Vous Le savez bien, au tant que nous, que votre accession à la tète de cette province, après ce temps de tension interinstitutionnelle, nous avait encouragé et la population du sud – Kivu avait cru et avait dit : enfin, c'est Le décolle de Notre province, c'est Le moment du développement de la province. Etant un garçon B.K, grandi à Bukavu, nous avions senti que tout Bukavu avait placé son espoir en vous et se disait que cette fois-ci Notre ville allait retrouver son image perdue.


Excellence,


Permettez-nous de vous poser cette question : '' Excellence, en toute honnêteté et courage, dites –nous clairement is vous avez rencontré les attentes et les espoirs de la population du sud – Kivu en général et de celle de la ville de Bukavu en particulier '' Dans l'hypothèse où votre réponse serait négative, nous vous demandons de faire tout ce qui EST à votre pouvoir pour rencontrer nos attentes et gagner Notre confiance. Il n'est jamais tard pour mieux faire, dit-on.


Excellence,


A l'œuvre on reconnaît l'ouvrier, dit-on. Certes, vous pensez avoir fait quelques choses, comme vous-même et votre entourage, ne cessez de le dire à longueur de journée, et dans vous tours dans la province qu'en ces derniers temps semblent se multiplier et qui, selon la modeste manière de voir de nos populations cachent des intérêts à vous personnels. Excellence, permettez –nous alors de vous dire tout haut et en toute franchise que les gens sont mécontentes et que vous êtes loin de rencontrer les attentes et espoir de sudkivutiens et bukaviens. Vous êtes en train de les décevoir avec brio, et vous en êtes certainement sur au tant que nous.


Excellence,


Nous saluons les efforts que vous semblez fournir, les fameux trois kilomètres témoin, à raison d'un kilomètre par commune, sur la trentaine de kilomètres nous promis par votre gouvernement pour l'ensemble de la voirie de Bukavu, ne voyez vous pas que c'est une goute d'eau dans l'océan ? Mais on ne peut pas blaguer avec vos gens, car ils ont oreilles et yeux pour écouter et pour voir. En plus, avec tous les flous qui entourent l'attribution de ces marchés aux différentes entreprises, ne trouvez vous pas qu'il y a à se poser de questions ? Construire des routes, c'est bien et nous vous encourageons, mais faut-il qu'elles le soient dans des conditions aussi transparentes que possibles; ceci vous éviterait toute sorte de suspicion autour de ces contrats et vous serez donc calme dans votre conscience. Excellence, savez – vous que le sud – Kivu ne se limite pas seulement à Bukavu ? Savez-vous aussi qu'aucune route en province n'est jusque là réhabilitée et contrairement à vos promesses ? Quid de la route Bukavu – Kamaniola ? de la route Burhale – Shabunda ? Et de tant d'autres routes de desserte agricole ? Nous pensons que vous êtes mieux informé, plus que nous, de l'état dans lequel se trouve ces jours la route Bukavu – Goma, une route, pourtant d'intérêt capital pour notre province et pour la ville de Bukavu et qui est en voie de disparition? Qu'en dites – vous ?


Excellence,


De plus en plus de voix, dignes de confiance, affirment que rien ne marche entre vous et votre adjoint, le vice gouverneur Jean – Claude KIBALA, et pourtant c'est ce dernier qui est sensé être votre collaborateur numéro un avec lequel vous avez pour la mission de diriger la province et l'amener à son développement. Selon plusieurs sources et à comprendre vos déclarations réciproques sur différents médias, notamment sur l'épineuse question de l'éclairage public, pour lequel un contrat a été signé avec une entreprise de la place sans pour autant que les obligations légales régissant de tels types de contrat, vous les connaissez très bien en votre peau d'éminent juriste, ne soient respectées, l'ont suffisamment prouvé. Excellence, puissiez- vous avoir le courage de nous dire en toute franchise et vérité ce qui serait à la base de cette zizanie et cacophonie au sommet de l'exécutif provincial? Pensez qu'il est possible de réaliser votre mission dans un climat de conflictualité au sommet de la province ?


Excellence, savez- vous aussi que ce même climat de conflictualité régnerait tant à la mairie que dans toutes les trois communes de la ville ? Certainement oui, car vous-même l'avez déjà déclaré il y a plusieurs mois ; mais qu'avez-vous fait pour remédier à la situation ? Vous n'avez rien fait ; non pas parce que vous n'avez pas les moyens et le pouvoir, mais peut être parce que vous vous retrouvez vous aussi dans les mêmes circonstances avec votre adjoint, nous saluons votre honnêteté, excellence.


Excellence,


La question de l'insécurité n'en parlons même pas ; la question semble vous dépasser comme vous l'aviez bien dit en la cathédrale notre dame de la paix lors du deuil de l'Abbé CIZIMIA. Des mesures pour lutter contre cette insécurité récurrente avaient été prises par votre gouvernement, notamment le recensement et casernement de tous les militaires, l'interdiction de la vente des boissons fortement alcoolisées, la fermeture des cinés – vidéos et autres maisons de tolérance, …que sont devenues ces mesures excellence ?


Excellence,


C'est depuis le 05 janvier 2010 que les enseignants du sud – Kivu ont débrayé et n'exigent que l'application des résolutions issues de la table ronde sur le système éducatif tenu à Bukavu en Août de l'année passée et auquel votre gouvernement a activement pris part. Ces résolutions ont été prises par votre gouvernement, mais quoi de plus juste et honnête que de les appliquer ? En les prenant, ne saviez-vous pas qu'il n'y avait pas encore transfert des responsabilités aux provinces comme vous aimez le dire vous-même et votre ministre ayant dans ses attributions l'enseignement primaire et secondaire et qui, sous d'autres cieux où la démocratie est avancée et où l'on tient à sa réputation, aurait démissionné depuis longtemps, trouvez-vous vraiment excellence que ceci serait une excuse ? Ayons la culture du respect de nos engagements, nous vous en prions.


Excellence,


Nous ne pouvons pas terminer cette lettre sans vous dire la déception et la totale indignation qui nous animent en ces jours en écoutant vos propos tenus au cours de votre dernière conférence de presse le vendredi 29 janvier2010.


Excellence,


Grande a été la surprise de plus d'un sud kivutien d'entendre de votre bouche des propos aussi lourds, humiliants, dégradants, injuriant et scandalisant. Vous nous avez désagréablement surpris et scandalisés. Nous vous disons grandement merci, nous les vautours et nous vous prions d'arranger notre situation sociale afin que nous ne continuions plus à manger aux poubelles. On n'injurie pas le crocodile alors qu'on n'est pas encore traversé le fleuve, dit une sagesse africaine. Il faudra en finir avec tous ces mots qui remplissent vos bouches et de ses promesses inutiles. Si on vous a choisi c'est parce le peuple du Sud Kivu vous voit son serviteur pour le bien et pour le développement de cette Province. Le Sud Kivu a beaucoup d'argent qui lui provient des différentes taxes payés par nous tous et qui pourraient bien servir à rendre cette province le véritable jardin de la République.


Excellence,


Pour terminer, nous vous demandons :


- De vous mettre au service de la population et de ne pas céder aux manipulations,


- de redoubler vos efforts pour assouplir la misère de la population et reconstruire notre province,


- De tirer toutes les conséquences, en tant qu'homme d'Etat, de tous les malaises et crises qui sévissaient en province du sud – Kivu,


- D'avoir le respect de vos administrés et électeurs et de vous mettre à leur écoute par des séances d'échanges avec toutes les couches de la socièté,


- De suivre les bons exemples de vos collègues gouverneurs, qui ne se cachent pas derrière le non transfert des charges aux provinces, et développent suffisamment leurs provinces avec les moyens et ressources locales, les députés provinciaux qui reviennent du Katanga peuvent vous renseigner à ce sujet,


- De prêcher par des actes et non par des paroles et de rendre visibles au sud – Kivu les cinq chantiers de la république,


- De mettre fin à ce climat de méfiance et de conflictualité qui a élu domicile à NYAMOMA et dans différents ministères afin de parler un même langage dans le souci de développer notre province,


- De prendre le courage de présenter publiquement et en toute responsabilité vos excuses à vos administrés et électeurs pour vos propos discourtois et indignes par vous leur tenu et vous ne perdrez rien, bien au contraire…


Excellence Monsieur le Gouverneur,


Nous remercions d'avoir pris de votre précieux temps pour nous lire, pour lire vos administrés, vos électeurs et nous espérons que vous prendrez en compte notre mot.


Veuillez agrée, Excellence Monsieur le Gouverneur, l'expression de nos sentiments patriotiques.




Ainsi fait à Bukavu, ce 06 février 2010




Pour l'Antenne Libre ASFCO,




Me Jean – Chrysostome KIJANA (Président)

Me Jean Dominique KIMENGELE (Vice-président )



ANTENNE LIBRE Amis Sans Frontières du Congo (AL-ASFCO), asb


BUKAVU / SUD – KIVU / REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO


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Thursday, February 04, 2010

SCANDALE: Tshisekedi a menti !!!

 SCANDALE: Tshisekedi a menti !!!

 Mauvaise convergence des méthodes

Felix Tshisekedi Honore Ngbanda

Tout devrait les séparer en politique, mais...


H Ngbanda - F Tshisekedi: Tout devrait les séparer en politique, mais...

SCANDALE ! 
Felix Tshisekedi a menti sur lui-meme, son pere et  sur l'UDPS. Comme le sinistre Terminator Honore Ngbanda, le bourreau satanique de son pere, Felix Tshisekedi se complait depuis pres d'un an dans un infernal cycle de MCM (mensonges, colportages et manipulations). L' intox est devenu une habitude et une methode de travail de Felix Tshisekedi, celui-la meme qui s'est nomme Secretaire National aux Relations Exterieures de l'UDPS-Limete.
Pretendant dauphin de son pere au sein de l'UDPS, il a multiplie des declarations mensongeres qui le rattrapent a present. A l'epoque du cyberspace, il est impossible d'effacer les bevues car des copies sont instantanement conservees sur des centaines de milliers d'ordinateurs et serveurs a travers le monde entier.
Ecoutez et jugez-en par vous-meme. cliquez >>>
 
 
Il veut etre encore appelle TSHISEKEDI ? 
Felix Tshilombo Tshisekedi a deshonore le nom qu'il porte gratuitement.
Pourquoi ne pouvait-il pas se comporter dignement comme la multitude des enfants et petits-enfants adultes de Nelson Mandela, les enfants de Martin Luther King, de Winston Churchil, de Charles de Gaulle, de Ronald Reagan, etc. Les congolais ne savent helas que detruire. Par son nouveau penchant pour les MCM, et imitant Ngbanda en la matiere, Felix Tshisekedi detruit politiquement son pere et l'UDPS.
 
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Saturday, January 30, 2010

Lumumba s'appellait Elias Okitasombo

 
Lumumba s'appellait Elias Okitasombo
 
 
Léopoldville (actuelle Kinshasa), le 5 septembre 1960. Il fait un temps caniculaire de saison des pluies. La ville bout d'indignation depuis que l'indépendance, acquise le 30 juin, a tourné au cauchemar. Comment tout cela va-t-il finir. Nul ne le sait, même pas ceux qui tirent les ficelles. 20h 03 : la radio nationale diffuse son cours d'anglais habituel. 20h 15 : le programme s'arrête soudain. Une voix fluette résonne dans les transistors. « Le Premier bourgmestre (sic), qui avait été nommé par le roi des Belges selon les dispositions de la Loi fondamentale provisoire, a trahi la tâche qui lui a été confiée ». Joseph Kasa-Vubu, le chef de l'Etat, énumère une série de griefs contre Patrice Lumumba et en tire conséquence : « J'ai jugé nécessaire de révoquer immédiatement le gouvernement ». La crise congolaise vient d'atteindre le point de non-retour.

Engagé à la Poste, il suit des cours du soir

Elias Okitasombo est né en juillet 1925 à Onalua, dans le Sankuru, province du Kasai. A dix-sept ans, sans certificat d'études, il s'ennuie dans son village. En 1943, il prend la décision de partir en ville et il change de nom pour prendre celui de Patrice Lumumba. Après Kalima dans le Kivu où il travaille à la cantine d'une société minière, le voici à Stanleyville (Kisangani), en juillet 1944. Dans la capitale de la province orientale, le jeune homme, grand et efflanqué, veut devenir quelqu'un. Engagé à la Poste, il suit des cours du soir, lit beaucoup et obtient enfin son certificat d'études. De 1974 à 1948, il est à l'Ecole des Postes de Léopoldville.

En quelques années, le jeune commis devient, grâce à la vie associative, un notable de premier plan à Stanleyville. Président de l'Association du personnel indigène de la colonie, Lumumba visite la métropole en juin 1956. A son retour, début juillet, il est arrêté pour détournement de fonds. Condamné à deux ans de prison, il bénéficie d'une amnistie en juin 1957 et rejoint, juste après, Léopoldville. Grâce à ses relations, il est embauché à la brasserie Bracongo. Sa mission : faire augmenter les ventes de la bière Polar. Doué pour les relations publiques, dynamique, Lumumba impose la Polar à Léopoldville. Il fréquente tous les milieux, noue des amitiés. La vie politique commence au Congo belge en octobre 1958. Alors que la plupart des partis sont créés sur des bases tribales, Lumumba et quelques-uns ont du futur une vision nationale. Le 9 octobre 1958, ils fondent le Mouvement National Congolais (MNC). Habile, Lumumba s'autoproclame président du bureau provisoire du MNC, au grand dam de ses amis. Ainsi démarre une carrière exceptionnelle dont les premiers pas sont posés en décembre, à Accra, où Lumumba participe à la conférence panafricaine organisée par Kwame Nkrumah, l'homme fort du Ghana. Le président du MNC vient de trouver son modèle. Le 4 janvier 1959, l'interdiction d'un meeting de l'Abako, Alliance des Bakongos de Joseph Kasa-Vubu, provoque des émeutes à Léopoldville. La répression est impitoyable. Mais cet événement inattendu fait comprendre aux Belges qu'ils ont perdu la partie : l'indépendance est inévitable.

Lumumba implante son parti à travers le pays et fait de Stanleyville son fief politique. Partout où il passe, il défend l'unité nationale contre ceux qui prônent un fédéralisme à base tribale ou ethnique. Grand manipulateur d'hommes et de mots, il voit sa popularité dépasser celle, régionale, d'un Kasa-Vubu. Pourtant Lumumba est contesté au sein du MNC. Ses amis l'accusent d'autocratie et de gestion peu orthodoxe. Ils proposent une présidence collégiale. Lumumba n'est pas d'accord : le parti nationaliste éclate en deux ailes, l'une dirigée par Lumumba, l'autre par Albert Kalonji.

Interdit de meeting

En moins d'un an, Patrice Lumumba a réussi à s'imposer comme une figure emblématique du nationalisme congolais. Vers la fin du mos d'octobre 1959, le leader du MNC, interdit de meeting à Stanleyville, passe outre. Le 30, la population se retrouve face aux forces de l'ordre. Bilan : une vingtaine de morts. Lumumba est arrêté. Le 21 janvier 1960, il est condamné à six mois de prison pour incitation à la haine raciale. Transféré au Katanga le 22, Lumumba est libre le 25 et participe, à Bruxelles, à la table ronde politique du Congo. Après cette réunion, il se répand en remerciements envers la Belgique. Un tout de jongleur dont il a seul le secret. Mai 1960 : les premières élections législatives de l'histoire du Congo belge sont organisées. Le MNC les remporte, même si les Belges préfèrent Kasa-Vubu à Lumumba. Celui-ci arrive, malgré tout, à constituer une majorité parlementaire, grâce au cartel nationaliste et unitariste dont fait partie le Parti solidaire africain (PSA), d'Antoine Gizenga et Pierre Mulele. Le leader du MNC forme alors un gouvernement de large union nationale, et apporte son soutien à Kasa-Vubu, qui est élu président par les Chambres. Parmi les ennemis de Lumumba, il y a deux mécontents de taille : le Katangais Moïse Tshombe et le Sud-Kasaïen Albert Kalonji. Le 30 juin 1960, le Congo est indépendant. Lumumba prononce, devant le roi des Belges, un discours inattendu et virulent contre la colonisation. Baudouin et sa suite se sentent insultés et menacent de regagner la Belgique sur-le-champ si Lumumba ne fait pas amende honorable. Le soir, à la réception officielle, le Premier ministre congolais prononce un toast réparateur rédigé par... le Premier ministre belge ! Quatre jours après l'indépendance, les difficultés commencent. Mutineries de la force publique, départs massifs des Belges, occupation du Congo par l'armée belge... Le 11 juillet, Moïse Tshombe, poussé par les Belges, annonce la sécession du Katanga, qui sera suivie de celle du Sud-Kasai. Lumumba et Kasa-Vubu sillonnent le pays pour tenter de maîtriser la situation. Lumumba de mande de l'aise à tout le monde : Américains, ONU et Union soviétique, afin de bouter l'armée belge.

Un enjeu de la guerre froide

L'appel à l'URSS est perçu par l'Occident comme la preuve que Lumumba est communiste. La crise congolaise devient un enjeu de la guerre froide. Le Premier ministre congolais est pour sa part convaincu de l'existence d'un complot belge contre son pays et sa personne. Son discours s'enflamme, il s'impatiente, perd le sens de la mesure et de la diplomatie. Ses rapports avec Dag Hammarskjöld, le secrétaire général de l'ONU, sont exécrables. Pour les Occidentaux , Patrice Lumumba doit disparaître de la scène politique. Aussi, les services secrets belges et français, la CIA et l'ambassade des Etats-Unis à Léopoldville y travaillent activement. Vers la fin août, Lumumba lance, dans la précipitation, l'armée à la conquête du Katanga et du Sud-Kasai. Mais, dans la province diamantifère, l'équipée de l'armée nationale se transforme en massacre de civils. Le 5 septembre, Kasa-Vubu , poussé par les Occidentaux, annonce la révocation de Lumumba à la radio. Le même soir, le Premier ministre parle à trois reprises sur la même antenne que le président, et déclare que Joseph Kasa-Vubu n'est plus le chef de l'Etat. La confusion est totale. Le 14, le colonel Mobutu, chef d'Etat-major de l'armée et ami de Lumumba, prend le pouvoir afin de « neutraliser » les deux rivaux. Mais l'opération tourne à l'avantage de Kasa-Vubu. Dans la nuit du 27 novembre 1960, Lumumba quitte sa résidence pour rejoindre Stanleyville par l a route. Imprudent, il tient des meetings le long du trajet. Le 2 décembre, l'armée l'arrête au Kasai. Ramené à Léopoldville, il est ensuite enfermé dans un camp militaire de Thysville, au Bas-Congo.

Dissous dans de l'acide sulfurique

Les autorités politiques et militaires de Léopoldville cherchent un lieu « sûr » pour le prisonnier. Elles pensent à Bakwanga, chez Albert Kalonji ou à Elizabethville (Lubumbashi), chez Moïse Tshombe, les pires ennemis de Lumumba. Finalement, c'est chez Tshombe qu'on l'expédie le 17 janvier 1961. Ce jour-là, vers 23 heures, Lumumba et ses compagnons Okito et Mpolo sont fusillés par un détachement de la gendarmerie katangaise, en présence de militaires belges. Leurs corps seront dissous dans de l'acide sulfurique par deux Belges, les frères Soete, sur ordre de Moïse Tshombe. La mort de Lumumba pousse ses partisans à combattre le pouvoir de Léopoldville. Des rébellions soutenues par le bloc communiste, en particulier la Chine, seront organisées pars deux anciens ministres de Lumumba : Christophe Gbenye, dans l'Est, et Pierre Mulele, dans l'Ouest. En 1966, Joseph-Désiré Mobutu, nouveau maître du Congo, proclame Lumumba héros national.

Marc K. Satchivi
Belgique, le 5 septembre 2004
Source : L'autre Afrique du 3 au 9 septembre 1997

© Copyright  L'autre Afrique, lecture proposée par Marc K. Satchivi
 
 
 

Democratie: Triomphe de la communauté congolaise d'ottawa

Message de Justin Materania président sortant de la communauté congolaise d'ottawa 

Des élections transprarentes ont eu lieu dans la communauté congolaise d'Ottawa. Le président sortant a perdu les élections. Dans ce dernier message à sa communauté, il accepte le verdict populaire et offre son soutien total à la nouvelle équipe. J'ai suivi de loin la fièvre électorale d'Ottawa. J'ai l'impression que quelque chose d'important vient de se passer dans la capitale nationale. Les autres communautés congolaises ont intérët à s'inspirer de cet exemple de bonne pratique. Justin Materania, félicitation pour cette leçon de démocratie.
 
Kambale
Québec city
----- Original Message -----
 
Date: Sat, 30 Jan 2010 05:58:25 -0800
To: ccc-og@ccc-og.ca
From: ccc-og@ccc-og.ca
Subject: [ccc-og] Dernier message a sa communaute

COMMUNAUTE CONGOLAISE DU CANADA/ OTTAWA-GATINEAU

 

Dernier message du président Justin Materania à sa communauté

Chers compatriotes,

Le 23 Janvier 2010, nous avons tous exercé en toute conscience, nous l'espérons,  notre droit de vote pour élire une nouvelle équipe qui conduira notre communauté vers des lendemains meilleurs. La remise-reprise va avoir eu lieu ce samedi, 30 Janvier 2010 à 11h00 au Centre communautaire Hardini, 235 rue Donald, Ottawa, Ont.

A vous tous qui avez fait confiance aux idées défendues par l'Equipe Materania et à son bilan de fin de mandat, au nom de toute mon équipe et en mon nom personnel, je dis infiniment merci.

A ceux qui ont opté pour mes compétiteurs, je suis également reconnaissant et vous félicite aussi de vous êtres prêtés à cet exercice démocratique. Je remercie les deux autres candidats pour leur campagne louable et respectueuse. Je salue particulièrement M. André Ntela et son équipe pour leur victoire et leur souhaite bon succès dans leurs nouvelles responsabilités.

Chers compatriotes,

Comme vous le devinez, ce message est le dernier que je vous adresse en tant que président de la communauté congolaise d'Ottawa-Gatineau. Après m'être observé dans le miroir des années passées comme membre dans les différents comités exécutifs, spécialement comme vice-président et président de notre chère communauté, je quitte mon poste de président de la communauté avec le sentiment du devoir accompli. Ensemble avec mon équipe, nous laissons une communauté unie, dynamique, prospère, forte et enthousiaste prête à relever de nouveaux défis. Tout ceci a été rendu possible grâce à votre soutien et à vos conseils. La vie d'une communauté ne se résume pas seulement à voter et disparaître mais surtout à s'imprégner des dispositions de loyauté, de fidélité et surtout d'amour du service bien fait pour que notre association fonctionne et que le vote et le choix faits puissent avoir un sens aujourd'hui et demain.

Permettez-moi, chers compatriotes, de terminer cette allocution par un dernier mot à tous les membres de mon équipe, à mes conseillers et à surtout ma famille (mon épouse Mathilde Ngoy Materania et mes enfants). Ces personnes ont été pour moi, un soutien inconditionnel et une source d'inspiration lors de mon mandat. Grace à eux, la communauté est vivante. Je reste membre actif et j'assure le président Ntela ainsi que son équipe de mon soutien total.

Bonne chance à notre communauté et à son avenir.

Vive la CCC-OG, vive le Canada et vive la RD Congo

Justin Materania,  Président

 

Thursday, January 28, 2010

Re: COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100123/001 relatif à la mise en place du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo-Kinshasa


COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100123/001 relatif à la mise en place du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo-Kinshasa

 
2010/1/25 Union du Congo presse@unionducongo-rdc.org
Réunies à Paris le 21 janvier 2010, les structures congolaises Union du Congo, Débout Congolais et la section Europe du Collectif des Organisations et des Associations des Jeunes solidaires du Congo-Kinshasa (COJESKI-RDC) ont mis sur pied une plate-forme dénommée Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC).

D'ores et déjà, la Convention pour la République, les Institutions et le Développement (CRID) a intégré cette plate-forme naissante. À l'issue de cette rencontre, le RDPC a donné mandat à MM. Gaspard-Hubert Lonsi Koko, président d'Union du Congo, Elvis Malwanga, président de Débout Congolais, Christophe Bintu (Coordonnateur pour l'Europe du COJESKI-RDC) et David Ngaba (Secrétaire général du CRID) à entamer des pourparlers à la fois avec d'autres structures congolaises désireuses d'un projet fédérateur pour la République Démocratique du Congo et toutes les personnes de bonnes volontés concernées par la paix dans la région des Grands Lacs.

Le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) a pour principale mission de mettre en place un programme électoral en vue d'une alternative crédible lors des enjeux présidentiel et législatifs qui auront lieu en 2011 en République Démocratique du Congo.

La Direction du  Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo

Fait à Paris, le 23 janvier 2010

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Contact : rdpc.rdc@gmail.com

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http://unionducongo.blogspot.com - N° de dossier préfecture de Paris : 00189343 P - N° d'ordre : 08/4523

Wednesday, January 27, 2010

Bravo ASADHO au Congo !!! ___ Un rapport de la CISR sur la RDC cite abondamment l'ASADHO

Ce rapport disponible sur le site de la CISR remplace celui de 1998! Lorsque la Commission de l'immigration et du statut des réfugiés cite les sources d'une organisation donnée, cela veut dire celle-ci est comptée parmi les organisations crédibles et professionnelles! Les rapports de l'Asadho sont abondamment cités et occupent une place non négligeable. 
C'est une reconnaissance sans équivoque du travail de ces défenseurs des droits de l'homme qui luttent pour l'émergence d'un État de droit sans lequel aucun développement humain n'est possible!!!

Tuesday, January 26, 2010

Kabila piege Ngbanda a Lubumbashi

Voici ci dessous  la tres ridicule depeche publiee par Ngbanda sur son site apareco.
A chacun de se faire une idee.
On comprend pourquoi le criminel Ngbanda a ete rejete de la Resistance.
Tous les medias serieux l'ont banni.
Seul Hinterland lui accorde de l'espace quotidiennement.
Pourquoi et jusqu'a quand ?
 
 
De : rolain mena <menarolain@yahoo. fr>
À : Rolain MENA <menarolain@yahoo. fr>
Envoyé le : Lun 25 Janvier 2010, 19 h 23 min 34 s
Objet : FLASH : Hyppolite Kanambé Katérébé aurait échappé à un attentat !
FLASH !
 
L'œil du Patriote nous informe
www.aparecordc. org
 
« Kabila » aurait-il échappé à une fusillade à Lubumbashi ?
 
Une source au sein de la DEMIAP à Lubumbashi vient de contacter la rédaction de l'Œil du Patriote pour l'informer de la fusillade à laquelle aurait échappé « Kabila » qui se trouve en séjour à Lubumbashi.
 
Ce qui n'est pas pour rassurer notre imposteur national qui vit dans un état de panique permanente, nous confie un des membres de son entourage proche.
 
Devant procéder à l'inauguration du Boulevard Maniema, l'escorte du gouverneur de Kagamé en RDC serait tombée dans une embuscade et aurait essuyée des tirs nourris de la part des assaillants. Plusieurs suspects parmi les officiers supérieurs des FARDC auraient été arrêtés à la suite de cet attentat manqué.
 
Dans le souci de garder le secret, le département intérieur de la DEMIAP (Service de renseignement militaire) a été chargé de l'enquête que « Kabila » souhaite discrète pour ne pas alerter l'opinion publique et fragiliser encore plus son pouvoir aux abois.
 
La même source patriotique nous signale que plusieurs arrestations à Lubumbashi comme à Kinshasa ont été programmées, et que quelques officiers auraient déjà pris la fuite pour échapper à cette vague d'arrestation.
 
L'œil du Patriote qui suit de très près cette affaire ne manquera pas d'informer ses lecteurs sur ce dossier. La rédaction de l'œil du Patriote invite les patriotes à ouvrir l'œil et le bon...
 
Paris, le 25 Janvier 2010
 
Raphy KIZOZO
Directeur de rédaction
L'OEIL DU PATRIOTE 
 
 
Ngbanda est inacceptable dans la Résistance Patriotique Congolaise pour de nombreuses raisons. La liste est tres longue. Ngbanda reste un menteur et un criminel qui refuse de citer ses méfaits. Il continue a rechercher a un pardon inconditionnel sans justice et sans réparations. 
 
 
 
Les patriotes congolais refusent les MCM (mensonges, colportages et manipulations) qui dénaturent la lutte de la Résistance et retardent la libération de la RD Congo. 
Seule la vérité éclaire.  
S
eule la lutte libere. 
Des signes qui ne trompent pas...

Lubumbashi: Kabila ne connait ni honte ni honneur. Il n'a aucun sens ! Pourquoi ?

From: RESISTANCE CONGOLAISE <resistance_congolaise@yahoo.co.uk>
Subject: Cinq chantiers: Grande honte sur avenue Maniema a Lubumbashi
To:
resistance_congolaise@yahoo.co.uk
Date: Tuesday, 26 January, 2010, 0:11

Lubumbashi : inauguré jeudi par le chef de l'Etat, un tronçon d'une route endommagé juste au premier passage d'un véhicule

Katanga | Dimanche 24 Janvier 2010 à 16:04:02

 
C'est un tronçon de 250 mètres de longueur sur l'avenue Maniema, en plein centre ville de la capitale du cuivre. Jeudi dernier, le président de la République, Joseph Kabila en séjour à Lubumbashi, a été convié à inaugurer la fin des travaux de réhabilitation du tronçon. Dans les heures qui ont suivi, les passants n'en croyaient pas leurs yeux, le travail s'est avéré bâclé, rapporte radiookapi.net

Centre ville de Lubumbashi

L'ouvrage a été réalisé au moyen d'une nouvelle technique qui consiste à déposer sur la voie, non pas le macadam, mais les pavés. Une forte équipe de cantonniers a dû être mobilisée à cet effet, et plusieurs visites des personnalités tant provinciales que nationales ont été enregistrées sur le chantier. Le tout, sur fond d'une campagne de sensibilisation. Les travaux finis, le chef de l'Etat en séjour au chef-lieu du Katanga, a été personnellement convié à l'inauguration du tronçon routier réhabilité.

Plus tard, au pasage du premier véhicule, certains pavés se sont enfoncés dans la terre, d'autres se sont cassés. Les passants n'en revienaient pas, et c'est avec un sourir moqueur que certains assistaient au spectacle.

Alerté, le gouverneur de province, Moïse Katumbi Chapwe, est arrivé sur le lieu le lendemain. Certains parmi ses collaborateurs ont tout de suite condamné l'Office de voirie et drainage (OVD) qui aurait "mal préparé le lit où sont posés les pavés". Pour sa part, le gouverneur du Katanga, en bon sportif, a reconnu l'échec, disant que cela n'a été qu'un essai, et qu'ils feront mieux la prochaine fois.

Entre-temps, à Lubumbashi, cette réhabilitation bâclée alimente les conversations.


Copyright Radio Okapi

Friday, January 15, 2010

Passport biométrique congolais: La tension monte. Desordre et incompetence !

 

Passeport biométrique : mise au point du ministère des Affaires étrangères

Jeudi 14 Janvier 2010 à 17:40:32  

Le ministère des Affaires étrangères de la RDC ne peut en aucun cas limiter le nombre de passeports à délivrer étant donné que le gouvernement de la République a mis fin à la validité d'anciens passports. Le porte-paarole de ce ministère l'a déclaré jeudi après-midi, en réactions aux allégations émanant de réquérants de la diaspora congolaise de Bruxelles, rapporte Radio Okapi.

 

Nouveau passeport Congolais

Les demandes du passport biométrique sont très fortes aussi bien au pays qu'à l'étranger. Le ministère des Affaires étrangères le reconnaît. Mais si le rythme de la livraison est difficile, cela ne l'est pas du fait de la limitation du nombre de passports à établir qui serait décidée par ce ministère comme l'ont affirmé des réquérants congolais à partir de Bruxelles. Michel Okanda, porte-parole du ministère des Affaires étrangères a rejeté cette allégation. Car, logiquement, a-t-il expliqué, si le gouvernement a décidé de mettre fin à la validité d'anciens passports, on doit s'attendre à un plus grand nombre de Congolais de par le monde qui ont besoin du nouveau passport. Il va de soi.

Alors, si tel est le cas, pourquoi les plaintes des réquérants viennent de toutes parts à propos de la lenteur et des difficultés observées dans la livraison du passport biométrique ?

Michel Okanda l'explique, d'abord par le mécanisme qui a été mis en place. « Les centres de captures sont disséminés à travers la République et dans toutes les chancelleries et missions diplomatiques de la RDC. Mais le centre de personnalisation, c'est-à-dire, d'impression du passport, se trouve à Kinshasa. Déjà, pour ceux qui se trouvent à l'étranger, il ya deux, trois ou quatre jours pour que l'on imprime et que le passport soit renvoyé. »

Pour le cas de Bruxelles, particulièrement, le fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères ajoute d'autres précisions : « Nous avons en souffrance 264 demandes de passports, et sur les 264 demandes, nous n'avons perçu que des fonds pour 100 demandes. » Michel Okanda de conclure : « Le passport est un acte générateur des recettes. Nous ne pouvons pas imprimer le passport à Kinshasa alors que nous n'avons pas encore la preuve de paiement du réquérant ».

Par ailleurs, de sources proches de la direction de la chancellerie indiquent que près d'un million de passeports biométriques attendent les requérants dans le dépôt du ministère. Et que sept autres containers arrivent bientôt de Matadi pour cette fin.

Copyright Radio Okapi

Ainsi que l'on pourra s'en rendre compte, le porte-parole du ministre sortant des Affaires étrangères élude la question essentielle, à savoir, la circulation concomitante de deux passeports jusqu'à la résorption de l'ancien passeport, en lieu et place de l'invalidation pure et simple de celui-ci au 31 décembre 2009. Voilà le hic !

L'exemple français est plus édifiant à ce propos, toute proportion gardée. Le ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé mardi avoir donné instruction aux préfets d'éviter les "tracas administratifs" lors du renouvellement des papiers d'identité, en appliquant notamment "très largement le concept de possession d'état de Français".

Ce "concept" repose notamment sur le fait que, si le demandeur produit son ancienne carte nationale d'identité (CNI) plastifiée, dite "sécurisée", ce titre "établit en lui-même une présomption de possession de nationalité française", selon des circulaires adressées par l'Intérieur aux préfets.

Si l'usager ne peut produire qu'une précédente CNI cartonnée, il doit bénéficier de la même présomption dès lors qu'il peut présenter parallèlement à cet ancien document, tout autre document tel que "passeport, carte d'électeur, pièce justifiant de l'appartenance à la fonction publique française ou de l'accomplissement des obligations militaires en France", précisent ces circulaires. Ici au moins les gens réfléchissent et n'hésitent pas, pour raison d'efficacité de changer leur fusil d'épaule. Comprenne qui pourra.

Alors que nous sommes dans une impasse en matière de gestion des passeports biométriques, on ne comprend pas pourquoi, le ministre sortant des affaires étrangères, n'est pas capable de se remettre en question en recadrant les choses dans une nouvelle circulaire qui tiendrait compte des réalités de terrain, au lieu de renvoyer la patate chaude à l'ambassade de Bruxelles.

SOURCE: Radio Okapi  http://radiookapi.net/index.php?i=63&hi=16

Thursday, January 14, 2010

Louis Michel gifle Joseph Kabila en public. Ambiance !!!


Mercredi, le 13 Janvier 2010

Volte-face d'un parrain pourtant fidele depuis 8 ans
Louis Michel tire sur KABILA ! Soutenant à 100% Karel De GUCHT, l'ancien commissaire européen au développement décrie l'impunité du système judiciaire congolais, l'Etat de droit qui est toujours inexistant en RDC Pour Colette BRAECKMAN, les "5 chantiers "pataugent. L'affaire De GUCHT prend une tournure inquiétante. Un incident diplomatique est certain. Même les dirigeants européens qui soutenaient Joseph Kabila les yeux fermés commencent à durcir le ton. La République démocratique du Congo, à ce stade, devra choisir entre la crise et l'humiliation. C'est-à-dire rester cantonnée sur sa position, ou revenir sur sa décision en acceptant de recevoir Karel De GUCHT qui lui tend d'ailleurs une main qui pèse 278,5 millions d'euros. Tenez ! Louis Michel vient de vire à 180°.

Pour la première fais depuis l'accession du Raïs au pouvoir, il s'est montré dur envers son gouvernement et sa manière de gérer. Colette BRAECKMAN lui a ensuite emboîté les pas en tirant sur le régime de Kinshasa à travers le journal Le Soir, alors qu'elle s'est naturalisée kabiliste, soutenant dans ses colonnes et interventions, toutes les actions de Joseph Kabila KABANGE. En effet, lors d'une émission diffusée dimanche 10 janvier dernier sur Rtl-Tv, où Michel était invité, ce dernier a pris, contre toute attente, position pour Karel De GUCHT quant au conflit qui l'oppose aux autorités congolaise. Pour lui, les Congolais. Doivent comprendre que la diplomatie européenne n'est pas bilatérale. Ils doivent s'efforcer d'entretenir de bonnes relations avec l'Union européenne.

Le 16 décembre 2009, au cours d'un débat au parlement, Louis Michel avait inattendument soutenu que "les carences du système judiciaire congolais créent un sentiment généralisé d'impunité Pourtant, Kabila. et L'AMP étaient en pleine campagne de la " Tolérance zéro " qui, pour eux, portait déjà des fruits. A la même occasion au parlement européen, Louis Michel avait ajouté que "ce qui reste à reconstruire au Congo, c'est un Etat de droit avec de véritables fonctions régaliennes, aujourd'hui, sont totalement inexistantes et donc créent un vide extrême ". "5 chantiers virtuels. Une autre amie de Joseph Kabila à virer à 180°, c'est la journaliste du quotidien bruxellois Le Soir, Colette BRAECKMAN. Solidaire à Karel De GUCHT et Louis Michel, elle estime que les" 5 chantiers " ne sont encore que virtuels.

Constatant que les autorités congolaises sont allées loin en adressant un message au Chargé européen à Kinshasa, BRAECKMAN se demande si la RDC a-t-elle les moyens de résister face à un tel exercice de " musculation. S'attaquant aux chantiers de Kabila, la consœur trouve malhonnête que le gouvernement inonde toutes les artères principales de la ville de Kinshasa de panneaux montrant des images d'autoroutes, stations satellites, immeubles ambitieux, comme si le travail était déjà terminé. Or, en réalité, il ne fait que commencer. Pas de point d'achèvement sans l'union européenne Pour Colette, d'aucuns redoutent qu'une brouille avec les Occidentaux ne fasse reculer plus loin encore le fameux " Point d'achèvement" qui permettra une remise de 90%de la dette. Et bien, une amitié qui a duré 8 ans s'est brisée. Les européens, toutes tendances confondues, ont fait bloc contre Joseph Kabila.

Les élections de 2011 s'annoncent agitées.

Thursday, January 07, 2010

Kabila: ignare en diplomatie ?

Joseph Kabila ne comprend rien au language diplomatique, il a fallu lui dire les choses de maniere crue et directe. Karel De Gucht precise: "Je pense que plusieurs choses au Congo, fondamentalement, ne fonctionnent pas et que la population en paie un prix particulièrement élevé. J'ai déjà dit tout cela une dizaine de fois de manière diplomatique. Je pense l'avoir dit désormais de manière très correcte et claire", ajoute le commissaire.
 
 
Karel De Gucht juge que la réaction congolaise va trop loin
 

Radio Okapi:
Le commissaire européen Karel De Gucht a jugé jeudi sur les ondes de Radio 1 (VRT) que la réaction de Kinshasa à son analyse de la situation dans l'est de la RDC allait "trop loin" et n'était "pas normale".

Le commissaire européen Karel De Gucht a jugé jeudi sur les ondes de Radio 1 (VRT) que la réaction de Kinshasa à son analyse de la situation dans l'est de la RDC allait "trop loin" et n'était "pas normale".
M. De Gucht affirme que son analyse était objective et qu'elle est ressentie comme telle au sein du parlement européen. Il précise être intervenu au nom de la Commission européenne et assure que son intervention avait été concertée avec Catherine Ashton, la Haute représentante pour la politique étrangère de l'Union européenne. Dans ces conditions, dit-il, c'est à la Commission européenne de réagir, et elle le fera sans doute jeudi ou vendredi, ajoute-t-il. Personnellement, M. De Gucht juge que la réaction de Kinshasa va trop loin. "Je ne trouve pas cela commun de dire d'un commissaire européen qu'il est raciste, je ne trouve pas cela normal", commente-t-il. M. De Gucht ne remet toutefois pas en question le récent paquet de mesures européennes pour la République démocratique du Congo, d'un montant de près de 280 millions d'euros. Mettant en avant l'importance primordiale de l'aide à la population civile en RDC, il refuse de faire de cette polémique une "affaire personnelle". "Je pense que plusieurs choses au Congo, fondamentalement, ne fonctionnent pas et que la population en paie un prix particulièrement élevé. J'ai déjà dit tout cela une dizaine de fois de manière diplomatique. Je pense l'avoir dit désormais de manière très correcte et claire", ajoute le commissaire. (LEE)

Lumumba: ses assassins et moi. Le fils parle !

Roland Lumumba –

les assassins de mon père et moi


Qu'avez-vous éprouvé en rentrant au Congo trente et un ans après l'assassinat de votre père ?
D'abord je vous remercie pour cet accueil. A travers vous, je peux féliciter tous les Camerounais qui sont les premiers à passer au cinquantenaire des indépendances. Mes félicitations vont également aux Lions Indomptables qui vont participer dans quelques jours à la Coupe d'Afrique des nations en Angola. Je leur dis bon vent. Pour revenir à votre question, durant les trente un ans passés en exil, on a été d'abord accueillis par le président Gamal Abdel Nasser (ensuite Sadate et Moubarak) en Egypte où j'ai vécu pendant dix huit ans. Mes frères et soeurs y ont vécu quant à eux entre une dizaine d'années et 34 ans. Après, je suis allé à Paris pour poursuivre mes études d'architecture. Après les études, entre le travail et les tentatives de rapprochement du régime de l'exilé politique que j'étais. Après si longtemps, on essayait de sensibiliser les uns et les autres à l'étranger que la vision est différente. Il y avait de l'amertume et de la tristesse. On voyage beaucoup lorsqu'on est exilé. Nous avons été bien accueillis par beaucoup de présidents comme Sékou Touré (Guinée-Conakry) Nasser, Sadate et Moubarak etc. Beaucoup de chefs d'Etat ont essayé de nous soutenir pendant ce long exil et après on est entré en contact avec le colonel Kadhafi qui a des idées qui concordent avec celles défendues par mon père, Kwamè N'krumah, Modibo Keita, Nasser, etc.

C'est la joie à l'arrivée au bercail de retrouver une famille que je ne connaissais qu'à travers les lettres, il n'y avait pas d'Internet avant. J'ai retrouvé des personnes tout à fait différentes à part les quelques unes que j'ai pu croiser en Europe. J'étais un peu privilégié. Souvent, il m'arrive de penser qu'à quelque chose malheur est bon. Rien ne se fait au hasard. Je considère qu'on avait une part de responsabilité à construire ou à reconstruire notre pays. Cette déconfiture qu'on a trouvée au pays, c'était pour dire que ce que tu n'as pas pu faire ailleurs puisque tu n'étais pas chez toi, voila l'occasion qui t'est offerte.

Quels sentiments vous avez nourri à l'endroit des gens comme Kasavubu, Tshombé et Mobutu, présentés comme la main ayant servi à éliminer votre père ?
Avec du recul, au niveau spirituel, je pense que Lumumba était un homme qui avait une mission. Il l'a accomplie, il se définissait lui-même en tant qu'idée, en disant « Je n'ai pas de père, je n'ai pas de mère. Je n'ai pas de tribu, je n'ai pas de religion. Je suis une idée, le Congo m'a façonné et je chercherai à mon tour à le façonner ». Il est passé. Mais ça n'empêche pas qu'il reste biologiquement mon père même si je peux parler de lui avec détachement. La seule des personnes dont vous parlez que j'ai trouvée vivante à cette époque, c'était Mobutu, les deux autres étaient déjà mortes. On ne s'en prend pas aux morts au risque de continuer de vivre dans l'amertume.
Par rapport à Mobutu, c'est quelqu'un contre qui j'ai un jugement sévère car j'estime qu'il y a certains dictateurs qui ont pu faire quelque chose pour leur pays. J'essaie de lui trouver des excuses : il essayait sans doute d'accéder au pouvoir mais qu'en a-t-il fait pour ce pays qui lui a tout donné ? Rien. Ce que je trouve encore plus désolant, ce sont ces gens qui se revendiquent aujourd'hui de lui. Lui au moins défendait son existence. Qu'est-ce qu'ils défendent eux ? J'attends la réponse depuis.

Parlant justement de l'héritage de votre père, on n'entend pas trop parler de vous dans le paysage politique congolais ? Avez-vous abandonné le combat sinon comment faites-vous pour perpétuer sa mémoire ?
Je ne crois pas qu'on a abandonné quoi que ce soit. Nous sommes quatre frères et soeur : François Lumumba, l'ainé dirige l'ancien parti de notre père le Mouvement nationaliste congolais Lumumba (MNCL); le deuxième, Patrice fait carrière dans l'administration ; La fille, Juliana, a été pendant quatre ans ministre de Kabila père et de Kabila fils et est aujourd'hui secrétaire générale de la Chambre de commerce de l'Union africaine au Caire en Egypte; quant à moi, j'ai été député pendant une dizaine d'années. Par ailleurs, on a créé la Fondation Patrice Emery Lumumba démocratie et développement. Dans sa dernière lettre adressée à notre mère, lettre considérée comme son testament politique, Lumumba lui-même disait : « A mes enfants que je ne reverrai peut-être plus, j'aimerai qu'on leur dise que l'avenir du Congo est beau et j'attends d'eux, comme j'attends de chaque Congolais, l'accomplissement de leur devoir sacré ». Ca voulait tout dire : si tu es charpentier, tu peux servir ton pays en restant charpentier et en exerçant ton métier au mieux. C'est vrai que dans les pays du tiers monde, la politique est considérée parmi les secteurs qui amènent le changement plus rapidement, mais ce n'est pas la seule voie. Trois de nous l'ont faite. Mais nous refusons de faire la politique spectacle. Non, nous n'avons pas abandonné le combat ! Certes, nous faisons face à l'adversité, mais nos détracteurs ne peuvent agir à visage découvert car Lumumba est devenu une icône, une légende pour le continent. Il figure parmi la liste des cent personnes qui ont marqué l'Afrique pendant le XXè siècle. A l'intérieur du pays quand quelqu'un est contre Lumumba, il n'ose pas le dire à haute voix, il ne peut qu'user de son pouvoir s'il en a un.

Quels sont aujourd'hui vos rapports avec la Belgique, la puissance colonisatrice au moment de ce triste événement ?
La Belgique a joué un très mauvais rôle dans ce triste épisode de l'histoire de mon pays. Une enquête parlementaire a été ouverte dans ce pays pour montrer l'implication de l'Etat belge dans l'assassinat de Lumumba et le résultat de cette enquête a parfaitement établi sa responsabilité. Et le pays a présenté des excuses officielles à la famille Lumumba et s'est engagé à aider au financement de la Fondation Lumumba à hauteur d'un certain montant. Encore une fois, les dirigeants de la Belgique n'ont pas honoré leurs engagements depuis 2002. Je profite de cette tribune pour dire que nous n'avons rien obtenu. Dans un proche avenir, nous allons chercher des voies et moyens pour que justice soit faite. Quand les Européens sont affectés, ils font tout pour que le préjudice soit réparé. L'Allemagne paie toujours la facture de la guerre mondiale. Il y a même l'exemple de la Libye avec l'attentat de Lockerbie. On mène un combat contre un pays et ce n'est pas normal que nous les Africains soyons réduits au simple statut de spectateurs. Je ne le dis pas parce que je suis un fils Lumumba mais à travers le monde, il y a des millions de fils spirituels de Lumumba car ce combat n'est pas seulement celui des fils biologiques de Lumumba. S'il y a des Camerounais et des Africains qui veulent s'engager, allons-y ensemble. Ensemble, nous vaincrons.

Parlons maintenant du Congo, votre pays. De l'extérieur on a l'impression qu'il n'y a pas un seul quartier au Congo qui ne soit en guerre. Quelle est la situation réelle et selon vous qu'est-ce-qui justifie cela ? Est-ce une guerre menée par des étrangers qui convoitent les richesses du Congo ? La cohabitation entre les différentes ethnies est-elle possible ?
Je crois que dans chaque groupe humain, il y a toujours des problèmes. Entre les Bamilékés et les Bassa, c'est un exemple que je prends au Cameroun, il se peut qu'il y ait des tiraillements. Dans un pays comme le Congo qui est quatre fois et demi plus grand que la France, il ne saurait en être autrement parce que c'est comme ça la vie mais est-ce qu'entre nous les problèmes se résument à se tuer comme à l'Est du pays où se concentre l'essentiel des conflits ?
Le Congo est un pays très riche. C'est notre grand malheur. Quel est le minerai qui n'existe pas au Congo ? L'or, le diamant, le coton, le pétrole, le cobalt, l'uranium (qui sert à faire des bombes), tout y est. L'agriculture prospère avec un vaste territoire ; nous avons de l'eau partout et en abondance (c'est le premier potentiel hydroélectrique d'Afrique), comme vous le savez, le combat de demain sera celui de l'eau.

Or, certains pensent que le Congo ne devrait pas avoir toutes ces richesses pour lui seul. Si on ne se laissait pas manipuler... Car là est le noeud de tous ces conflits. Dès qu'on arrête un général rebelle, un autre nait immédiatement. Ca veut dire que les belligérants se fabriquent. Quand Kagame s'est mis d'accord avec Kabila, quarante huit heures après, même pas une semaine, Laurent Nkunda était mis en résidence surveillée. Qu'est-ce que ça veut dire ? Essayez de réfléchir. Si on tombe en désaccord, on va trouver un autre Nkunda en Equateur, au Kasai où que sais-je encore.

Vous ne pensez pas nécessairement aux puissances étrangères lorsque vous dites qu'il y a des gens qui lorgnent vos richesses...
Les pays voisins sont souvent appuyés par qui ? Le Rwanda effectivement a des problèmes de terre. La plus grande concentration au kilomètre carré, c'est au Rwanda : plus de trois cent personnes au kilomètre carré. Ils sont essentiellement éleveurs et agriculteurs, deux métiers qui demandent de la terre. S'ils sont aidés par des grandes puissances pour résoudre leurs problèmes, ils aident ces grands là à résoudre beaucoup d'autres problèmes. C'est logique. « It's businness » sur le dos du Congo.

Vous ne pensez pas qu'en négociant entre voisins pour une meilleure répartition des terres, le Congo pourrait éviter ce genre d'ingérence de l'extérieur qui consiste à dresser un pays voisin contre un autre ? Imaginons que les gouvernements de Kagamé et Kabila se mettent sur une table pour que le Congo cède des terres aux Rwandais...


Cela s'appellerait haute trahison. La terre que Kabila cède appartient au pays, à des populations, pas aux dirigeants. Le Congo c'est comme le Cameroun. Essayons de faciliter aux lecteurs la compréhension de la proposition que vous venez de faire. Un territoire à côté du Tchad est cédé aux populations tchadiennes pour contenter les dirigeants des deux pays. Cela n'a pas de sens puisque ces terres appartiennent à des populations précises, Arabes choas, Peuls ou Bororos, etc. Non, il n'appartient pas aux dirigeants de disposer à leur guise des terres des communautés. Après les indépendances, il y a eu un découpage, peut-être arbitraire, malheureusement, c'est devenu notre référence. Je suis d'accord qu'il faut trouver une solution mais pas celle que vous suggérez car personne ne peut accepter même si cela est fait pour l'intérêt supérieur de la nation car les ressortissants des régions ainsi cédées ne l'accepterons pas aussi facilement et on risquerait de se retrouver dans une spirale. Il faut trouver des solutions et il faut que celles-ci soient africaines. Des solutions qu'on trouve à Paris ou à Washington n'ont souvent aucune emprise sur les réalités locales. Pour eux, nous ne sommes que des pions sur un échiquier. Ils diront que ces Noirs là, pourquoi veulent-ils s'entretuer ? Il suffit de couper un peu ici et donner là-bas. Facile, trop facile.

Est-ce que les frontières qui coupent un même peuple en deux ou trois parties, donc artificielles, ne peuvent être ignorées...
Je crois que vous faites des propositions auxquelles j'adhère, pas seulement par héritage. On cite aujourd'hui les Nasser, N'krumah, etc., en exemple. C'est qu'il n'y a plus de place pour les petits ensembles. Les Français qu'on regardait comme des dieux il n'y a pas très longtemps ont été obligés de s'unir à l'Allemagne, l'ennemi d'hier et à d'autres pays européens pour faire face à l'invasion asiatique et aux Américains. Et nous autres Africains alors ? Quelle place aurons-nous face à ceux qui étaient encore nos maîtres il y a cinquante ans ? On fête aujourd'hui cinquante ans qui ne représentent rien dans la vie d'un peuple. Beaucoup parmi nous ont vécu cela. Nos maîtres d'hier, nos Dieux pour les uns, c'est la France, pour les autres le Portugal, l'Angleterre, etc. Ils n'arrivent pas à s'en sortir seuls. Le Congo, le Cameroun, le Rwanda, et les autres veulent se compliquer la tâche pour avoir un petit visa comme si on allait au paradis. Pour vendre sa marchandise à un pays voisin, il faut d'abord qu'elle pourrisse au port ou à l'aéroport. Il faut dépasser ces barrières inutiles. Que font les voisins? Cette mondialisation, on dit qu'elle a été faite contre nous à cause des accords qu'on a signés. La primauté des produits français dans les échanges. Qu'est-ce que l'Afrique échange ? Rien. Parmi les pays qui essaient de faire des efforts, il y a déjà le Cameroun qui refuse d'exporter le bois brut, mais est-ce suffisant sur l'échiquier mondial ? Non.

Quelle est dans ce cas, la symbolique que revêt pour vous la célébration du cinquantenaire des indépendances en Afrique ?
Il faut aller vers l'essentiel. La célébration, c'est quoi ? Qu'est-ce qu'on fera cette année et que fera-t-on l'année prochaine ? Il faut penser les choses en profondeur. Quels échanges pouvons-nous avoir avec l'Union européenne, ne parlons plus de la France ? Les Européens parlent Europe et les Africains continuent à parler de pays, de villages, de tribus, d'ethnies, etc. Arrêtons ça, vous voyez comme on est petits et vulnérables ? On continue de parler de France. C'est un déphasage complet qui honore la France seule pendant qu'elle-même s'est effacée en faveur de la Grande Europe. Réveillons-nous, le train a démarré ! Halte au problème de leadership en Afrique. « Ce Kadhafi-là même vaut quoi, entend-on ci et là ? Son pays n'a que cinq millions d'habitants, il ne peut pas nous diriger tous. » Pourtant, le fait est là, il s'est investi pour penser, il a mis la main à la poche. Ne critiquez pas si vous n'avez rien à proposer. Formez un autre groupe si vous voulez mais allez toujours dans le sens positif. Seul celui qui ne fait rien ne se trompe pas. Si on ne pense pas union, on ne pense pas ensemble, tant que je serai emmerdé dans l'obtention d'un visa pour arriver chez vous et que je vous rende la pareille quand vous viendrez à Kinshasa ou Malabo, on ne va pas avancer. Un homme d'affaires européen n'a qu'à se rendre à l'aéroport, il voit l'avion prêt à partir et se déplace à sa guise. Mais si ce sont nos milliardaires d'ici, ils vont se faire emmerder à l'aéroport, chez eux en Afrique !

Revenons aux conflits qu'il y a en RDC. Il y a un ancien ministre Congolais qui de passage au Cameroun avait dit que les rebelles sont des vermines qu'il faut broyer.
Je ne peux pas suivre ses écarts de langage. Je suis parfaitement au courant qu'il a tenu ces propos et des propos plus durs que ça que je me réserve le droit de prononcer. C'est une tactique, quand tu es en guerre, il faut tenir des propos populistes pour rassembler les gens. Je n'y adhère pas mais j'explique seulement car je ne suis pas son avocat. Je suis pour qu'on ne s'entretue pas. Parce que la violence engendre la violence. Aujourd'hui, il y a à l'Est de la RDC cinq millions de compatriotes morts. Cinq fois la population du Gabon, c'est la population de la Libye. C'est énorme. Au lieu de prendre les armes, il faut discuter. Il y a des lois dures chez nous. La loi du sol n'existe pas au Congo, pour acquérir la nationalité, il faut en faire la demande. Aujourd'hui, il faut peut-être se pencher sur le cas des gens qui ont déjà fait quarante ans sur le sol congolais. Quel statut pour eux ? Mais tout ça ressemble à de la manipulation. Beaucoup de ces gens ont été dans le premier parlement, dans le gouvernement de mon père. Il y a des réalités dont on sert pour faire de l'amalgame. Mais il s'agit d'un problème réel qui doit être résolu politiquement et sociologiquement mas il ne faut pas s'en prendre aux personnes vulnérables qu'on pousse dans les bras de l'autre ou bien que l'autre essaie de le manipuler.

Si on comprend bien, le Congo a aujourd'hui un problème de statut civique des populations, un problème de nationalité ?
Il y a un problème de nationalité, oui. Même parmi les hommes politiques en vue. Notamment ceux qui ont acquis des nationalités étrangères à cause de l'exil. Dans la loi congolaise, cela est incompatible avec la nationalité congolaise. Imaginez un ministre de la Défense ou un député qui n'a pas la nationalité congolaise ! Ces derniers mois, il y a eu un ultimatum sur un certain nombre de députés qui avaient pris la nationalité française ou belge.

Est-ce le gouvernement de Kabila a conscience de ce fait qui risque de faire imploser un pays comme on l'a vu en Côte-d'Ivoire...
Je ne suis pas membre du gouvernement pour savoir si les dirigeants s'intéressent à ce dossier. Selon mon observation, on ne voit pas comment il gère ce contentieux. Il me semble qu'il essaie de caresser la diaspora dans le sens du poil parce qu'elle était et est encore hostile au régime en place à cause d'un déficit, dit-on de communication. Je pense que le gouvernement actuel n'attaque pas le problème au fond. Par ailleurs, il faut savoir qu'il y a aussi un problème ethnique qui se pose. Car beaucoup disent que parmi nos 400 ethnies, on ne connaît pas les Banyamulenge. Les tenants de cette hypothèse soutiennent que parmi les ethnies recensées par les Belges, les Banyamulenge n'y figuraient pas. Mais aujourd'hui, c'est devenu une réalité qu'il faut gérer. Comment la gérer ? Je n'ai pas une réponse définitive. Jusqu'à présent le gouvernement ne fait rien pour cela.


Sur le plan économique le gouvernement Kabila a conclu des accords économiques tantôt avec la Chine tantôt avec les Etats-Unis, tantôt avec d'autres pays européens. Sans oublier le Brésil et l'Inde. Ces démarches peuvent-elles prospérer et ensuite peuvent-elles être efficientes pour le développement économique du pays ? N'ya-t-il pas plutôt un risque que cette multitude de conventions n'exaspère les problèmes de cohabitation dans la mesure où elle met face à face ceux qui considérent le Congo comme leur chasse gardée ?
Cette question essaie d'éclairer un peu ce qui se passe en RDC. On en parle jusqu'à la Banque mondiale qui vient de demander la révision du contrat entre la Chine et la RDC, pour vous montrer à quel point le Congo intéresse un groupe de gens. La plus grande mission militaire des Nations unies y est installée. Pourtant cela n'a pas empêché la rébellion de prospérer. Comment est-ce possible ? Les forces de l'ONU se cachent et laissent les rebelles s'amuser comme ils veulent. Il y a un problème. Comment les forces de l'ONU n'y arrivent pas à arrêter ces petits gangs qu'un groupe de maffieux les exterminerait en moins d'une semaine. A plus forte raison, lorsque ces groupes attaquent les populations, violent (les femmes) et tuent, des horreurs qui finalement deviennent une arme, et qui se perpétuent malgré la présence des Nations unies sur place. Pour revenir à la question économique, ça nous étonne mais ça montre également que le pays intéresse beaucoup de puissances. Il y a même certaines langues qui disent que l'uranium que l'Iran cherche à enrichir provient de la RDC. Ça ne m'étonnerait pas car tant qu'il y aura de l'uranium, il y aura des acheteurs. Et aujourd'hui, le contrat chinois est un des derniers qui illustre l'OPA que des gens font sur mon pays. Il y a des Sud-Africains, des Canadiens, des Australiens, même des Pakistanais qui viennent chercher leur part en RDC. Ne parlons pas des Français, Belges et Américains. Ils y sont depuis et se considèrent comme en terrain conquis. Mais lorsque des hommes d'affaires veulent venir y investir, on les décourage en leur disant que le Congo est dangereux. En tant que consultant international, pas seulement en architecture mais également dans d'autres projets plus à l'étranger que dans mon pays, souvent quand je discute avec des Arabes ou des gens qui ne connaissent pas bien l'Afrique, c'est toujours la même chanson : « chez vous il y a la guerre ». Essayons une réflexion ensemble : Vous êtes au courant de la faillite de Sabéna. Cette compagnie belge avait cinq rotations hebdomadaires au Congo alors qu'Air France n'y était pas encore. Après la faillite de Sabéna, la compagnie française a juste traversé le fleuve pour deux rotations par semaines qu'elle a augmenté à trois. Devenue entre temps Sn Brussels, Sabéna est revenu avec deux rotations par semaine pour monter à trois. On se dit qu'il ne peut pas atteindre son niveau d'antan car il faut rationaliser. Mais Sn Brussels monte à cinq vols hebdomadaires et négocie une licence avec une compagnie congolaise et compte aujourd'hui sept vols par semaine dans un pays très très dangereux. On y ajoute les trois vols d'Air France, on obtient deux compagnies de l'espace Schengen qui y ont dix rotations. On ajoute ceux qui ne nous ont pas abandonnés, Kenya et Ethiopian. Chacun a au moins deux à trois vols hebdomadaires. Dans le même temps, la procédure pour l'obtention du visa est resté intact. Ca veut dire qu'il faut montrer patte blanche pour avoir un visa.

C'est toujours les mêmes Congolais qui voyagent, entre ceux qui viennent passer les vacances et les autres. Mais qui remplit donc ces avions là ? On se pose la question. Et pour aller où ? Dans un pays aussi dangereux ?
La vérité est qu'on cherche à nous cloisonner, à faire de nous comme les réserves des Indiens, construire un mur autour de nous. C'est eux qui encaissent les billets et décident qui vient et qui ne vient pas. Tu ne prends pas des photos sinon tu payes plus. Pas de caméscope. A tel endroit tu ne vas pas.

Pour en revenir au contrat chinois, le nouveau gouvernement y a mis un point d'honneur. Pendant la transition d'un président avec quatre vice présidents, les dirigeants ont spolié, vendu d'une façon honteuse la carte minière de la Rdc. Je ne sais pas combien de contrats ont été révisés mais le contrat chinois, Strauss-Kahn (Directeur général du Fmi, ndlr) en venant a dit qu'on lui fasse une copie pour qu'il fasse des propositions.

D'après vous cette diversification de partenaires est-elle une bonne chose ?
Bien sûr, ce n'est pas parce qu'il s'agit des Chinois. Pourquoi faut-il revoir le seul contrat chinois et pas celui des Américains, des Belges et des Taïwanais, etc. ? Si on doit revoir celui des Chinois, qu'on le fasse pour tout le monde. La Chine a l'avantage de n'avoir pas de culture à exporter. Chez eux, c'est l'économie, le cash. Le danger chez eux, c'est qu'ils sont très nombreux.

Avant les indépendances, on parlait de l'Afrique Equatoriale française et on se sentait comme dans un seul pays. Le leader de l'Afrique centrale s'appelait Barthélemy Boganda. Il avait un projet de créer la grande république centrafricaine. Ce qu'on appelle RCA aujourd'hui s'appelait Oubangui-Chari. C'est lui qui a imaginé le nom de la république centrafricaine qu'il voulait appliquer à toute la sous région. Mais il est mort dans un accident mystérieux. On peut donc penser que c'est à cause de la France qu'il y a des barrières entre nous. Votre point de vue, cinquante ans après l'indépendance ?
C'est très facile à comprendre. Ces dirigeants sont sortis de quelles écoles et continuent de sortir de quelles écoles occidentales ? Toujours des mêmes écoles. On a l'espoir peut-être avec la génération Internet. Mais il faut que nous les parents, on leur facilite le raisonnement, que ce n'est pas une trahison d'aller vers une Afrique, une RCA qui regroupe cinq à six pays. Au contraire, c'est un mieux être. Aujourd'hui, on est dans l'exclusion. Si un responsable parle de céder un territoire à un tiers, sa tête serait mise à prix.

Jacques Chirac a dit que la démocratie est un luxe pour les Africains et il y a deux ans Nicolas Sarkozy disait à Dakar que l'Afrique n'est pas entrée dans l'histoire. Quand vous observez la manière dont les pouvoirs se font et se défont, est-ce que vous avez l'impression que la démocratie est une chose africaine? Y a-t-il quelque chose qui manque ou faut-il la faire autrement ?



Ce genre de phrases ne m'intéresse pas car ce ne sont pas Messieurs Chirac et Sarkozy qui ont fabriqué les peuples d'Afrique, ce sont de personnes qui donnent leurs opinions sur ces peuples et elles peuvent être erronées. Le problème, c'est de savoir quelle démocratie pour nous Africains et c'est toute la problématique. Je pense pour ma part qu'il faut la faire autrement. Le principe d'une personne, une voix à l'européenne, adaptons la à nos cultures.

On constate depuis un certain temps que le passage de témoins se passe entre fils. Eyadéma au Togo, Kabila en RDC et Bongo au Gabon. Quelle lecture en faites vous?
Je devrais être mécontent que mon père ne m'ait pas transmis le pouvoir (rires). J'ai toutes des raisons d'être virulent à ce sujet. C'est le résultat de l'inadaptation du système à la mode (démocratie, ndlr) à nos réalités. Vous voulez la démocratie, on va vous la faire. C'est quoi la démocratie, c'est un homme, une voix. Cinquante plus un, il passe, ok on va vous faire ça. Quand je ne peux plus passer pour des raisons X ou Y, je place les miens et quand les miens ne sont pas encore au niveau idéologique approprié, je fais comme en Russie. Poutine a fait ses deux mandats et comme il n'a pas un fils pour diriger, il fabrique un fils à qui il a donné le pouvoir. Il continue à gouverner officiellement car il est Premier ministre. Il ne s'est même pas mis à l'écart. Il est encore au front et va revenir. Voilà le système avec lequel on est entrain de nous tromper. Il faut s'attaquer à la racine du problème. Si ça peut changer l'orientation.

L'ancien chef de l'Etat Congolais a été enterré loin de son pays. Le rapatriement de sa dépouille selon vous constitue-t-il un problème d'Etat ou celui de sa famille tel que le disent les autorités du Cameroun à propos des restes du premier président du Cameroun Ahmadou Ahidjo ?
Même si je ne l'apprécie pas car Mobutu a tué l'Etat congolais naissant, mais de là à priver sa famille de sa dépouille, c'est tout un autre problème. Je dis que sa dépouille doit revenir au Congo en tant qu'Africain, en tant que Bantou.

Une question sur la vie sportive. Nous savons que le Zaïre était un grand pôle sportif en Afrique. On a encore en mémoire la grande rencontre de boxe qui y a été organisée en 1976. Tout comme les différentes mutations de dénomination, de Simbas à Panthère et même la dénomination du pays a changé. Ces dénominations obéissent-elles à une volonté politique ? Est-ce une volonté de Kabila de tout raser sur son passage toute trace de Mobutu ? Quel espoir de réveil du Congo sportif ?
Le gouvernement Kabila veut effacer ce passage noir de Mobutu. C'est clair. C'est Mobutu qui a changé le club Engelbert en Tout Puissant Mazembé. Après, on a enlevé ce nom de Zaïre qui ne signifiait rien pour notre pays, il faut dire les choses comme elles sont. Si ça avait un fondement idéologique et historique, il y allait avoir des défenseurs mais tout se résume dans la volonté d'un homme d'effacer une époque en changeant tout. La période de 1974 que vous citez au niveau du football a été prospère pour le Zaïre qui a tout gagné en football. Coupe des nations, champion d'Afrique des clubs et bien d'autres. Ça veut dire que rien ne nous a échappés. Mais à côté de cela, un Zaïre valait deux dollars. Economiquement on était au top avec une grande démographie. Comme le peuple aimait le football, le sport, des moyens ont été mis par rapport à ça. Pour le passage de Simbas à Léopard, on avait changé l'emblème du léopard, on a mis le lion. Mais dans notre signification de base, ça a été toujours le léopard depuis la première république. Ça veut dire que Mobutu n'a rien inventé. Dans certaines photos de Lumumba, il portait la toque de léopard. Mais il ne mettait pas trop d'accent là-dessus. Comme Mobutu a y mis trop d'accent, c'est devenu une image identifiable à lui. Quand il y a un fond historique, les choses reviennent à leur état initial. C'est Kabila père et ses compagnons qui ont imposé l'emblème du lion. Ce n'est rien d'autre qu'un retour aux sources.

Est-ce que le gouvernement actuel accorde la même importance au football et au sport et y met les moyens pour que ça marche ?
Malheureusement non. Dès qu'on met un peu de moyens, tout avance. On a vu le Tp Mazembé devenir champion d'Afrique. Vous savez pourquoi ? Parce qu'il a un gouverneur qui s'intéresse au football. Il était millionnaire avant d'atterrir dans la politique. Quand il a mis la main à la poche, l'équipe le lui a bien rendu. C'est la reconnaissance mutuelle. Maintenant nous sommes leaders en musique. L'Etat ne cherche même pas à profiter. Le sport est un investissement, il faut d'abord dépenser pour gagner. Dans la musique, il suffit seulement d'organiser et de ramasser les bénéfices. Ce qu'il ne fait pas. Hélas !

Un mot sur Obama... et la Guinée-Conakry pour clore cet entretien...
Je suis comme beaucoup d'Africains fier qu'un Noir soit président des Etats-Unis et de l'autre côté, j'ai souhaité qu'Obama devienne président pour qu'on soit désillusionné une fois pour toutes. Un Américain rouge, jaune ou bleu reste un Américain. Donc si on attend quelque chose de lui, vaut mieux rentrer dans la profondeur de soi-même pour puiser dans nos forces pour le changement. Mes prières ont été exaucées, j'attends de voir si j'avais raison ou pas. Jusqu'à présent, tout semble me donner raison.

Kinshasa - Assassinat de Lumumba
NEWS — Congo-Kinshasa: Roland Lumumba - le Congo, les assassins de mon père et moi-pièges ?
Quant à la Guinée, nous avons une histoire assez particulière avec elle. Je vous ai dit qu'à un moment donné, puisqu'il y avait des amis de Lumumba, notamment le président Sékou Touré, j'y allais souvent. Je profite pour solliciter que la Fondation Patrice E. Lumumba que je dirige soit partie prenante dans la recherche de la solution en Guinée. La solution, qu'on le veuille ou non, réside dans la négociation. Il y a d'un côté ceux qui tiennent les armes et de l'autre, la population. L'un ne peut rien faire sans l'autre. Il faut que les deux parties s'entendent. Le peuple de la Guinée ne mérite pas ces tiraillements inutiles. Il faut qu'on commence par résoudre le problème par nous-mêmes. Il ne faut pas attendre les Carter et autres pour qu'ils viennent nous dire ce qu'il faut faire, comment les différentes ethnies doivent cohabiter. Tout dirigeant cherche le bonheur de ses populations. Personne ne trouvera notre bonheur malgré nous. Il faut donc que nous soyons impliqués.

06/01/2010
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Polémique sur le mariage de Kabila

Congo-Kinshasa ( Archives )
 

Polémique sur le mariage de Kabila

Kabila: Un «vrai» Congolais?
 
Par Marie-France Cros @ La Libre Belgique
 
En campagne électorale, le Congo se penche à nouveau sur la vraie mère du chef de l'Etat, Joseph Kabila. Le Président congolais doit se marier le 17 juin à Kinshasa. Le mariage sera célébré par un prêtre catholique.

Le mariage du président Joseph Kabila est, en principe, une affaire privée. Il a cependant pris, au Congo, les dimensions d'une affaire politique.

Le 16 mai dernier, l'agence de presse congolaise privée APA et l'envoyée spéciale du «Soir» à Kinshasa écrivaient que le cardinal Etsou venait d'annoncer le mariage du président Kabila le 4 juin, avec bénédiction nuptiale devant le Sanctuaire Notre-Dame à Limete.

Le 2 juin, APA, citant le chef de la Maison civile du chef d'Etat, indiquait que la cérémonie était reportée au 10 juin, qu'elle aurait lieu à la Cité de l'Union africaine et que la bénédiction nuptiale serait donnée par le cardinal Etsou et par le président de l'Église du Christ au Congo (protestante), Mgr Marini Bodho.

Le 5 juin, le cardinal Etsou faisait, selon l'agence de presse officielle ACP, une «mise au point» sur ce mariage pour les catholiques: «Il a rejeté l'idée de mariage oecuménique comme annoncée dans certains médias». Le 8 juin, APA, de source «proche de la Présidence», annonçait un autre report d'une semaine, redoublant le tapage.

Joseph Kabila se marie avec sa compagne, Olive Lembe, avec laquelle il a une petite fille de 5 ans. Pourquoi maintenant, à 2 mois des présidentielles?

Explication: la publication des bans par l'Église catholique constitue une reconnaissance de l'identité de Joseph Kabila.

Un «vrai» Congolais?

Ce dernier est en effet l'objet d'une polémique depuis son accession au fauteuil présidentiel, le 26 janvier 2001, après l'assassinat de son père. Jusque-là, la vox populi le disait fils de Laurent Kabila et d'une Tutsie (ethnie du Rwanda, du Burundi et de l'est du Congo). A la veille de son intronisation, le régime le présenta comme le fils d'une Congolaise du Maniema; il était donc «de père et de mère congolais», comme la Constitution l'exige du chef d'Etat.

Durant le Dialogue intercongolais, le parti d'opposition UDPS fit venir témoigner un des fils de Laurent Kabila, Etienne, qui accusa Joseph d'être un enfant adopté, fils d'un ami rwandais du défunt Président. L'affaire était grave puisque le Congo sortait d'une guerre avec le Rwanda.

L'argument a, depuis, été souvent utilisé par les adversaires du chef d'Etat, qui réclamèrent un «test d'ADN» pour prouver sa filiation. «Il faudrait alors le réclamer de tous nos chefs d'Etat; vous imaginez le drame familial si l'un d'eux n'était pas le fils de son père», expliquait à l'époque à La Libre Belgique, Vital Kamerhe, secrétaire général du parti présidentiel.

Durant la pré-campagne électorale en cours, le vide des programmes a été rempli par les arguments identitaires. L'annonce du mariage, loin d'apaiser la polémique sur la filiation de Joseph Kabila, lui a redonné du tonus en raison des reports de la cérémonie.

Kabila protestant

Selon le droit canon, quand un catholique annonce son intention de se marier à l'Église, celle-ci vérifie s'il a été baptisé (le certificat de baptême indique sa filiation); s'il a été confirmé (si non, il le fait avant le mariage); s'il n'a jamais été marié. L'Église ayant publié les bans en mai, c'est que l'enquête fut satisfaisante. L'ex-conseiller pour la sécurité de Mobutu, Honoré Ngbanda, a alors diffusé sur Internet une lettre ouverte au cardinal Etsou exigeant qu'il produise le certificat de baptême du chef de l'Etat. Surnommé «Terminator» par la population pour avoir fait tirer sur des manifestants pacifiques en 1992 (13 morts), Ngbanda a néanmoins été pris au sérieux par une partie des Congolais en raison de son passé dans le renseignement.

La Présidence a alors fait savoir que c'est la future épouse du chef d'Etat qui est catholique, celui-ci étant protestant.

Mais un mariage catholique

«En réalité», assure à «La Libre Belgique» un proche de la famille présidentielle, «il n'y a eu qu'un report, du 10 au 17, en raison du décès de l'épouse du chef de la Maison civile. Nous n'avons jamais annoncé de mariage pour le 4 juin, qui est d'ailleurs un dimanche: les gens ont déduit cette date parce que c'était trois semaines après la publication des bans».

«Le mariage civil aura lieu le vendredi 16 à la résidence du chef de l'Etat», une simple maison du centre-ville selon notre interlocuteur. «Le mariage religieux, catholique, aura lieu au même endroit, le 17. Il sera célébré par Mgr Etsou. Comme le Président est protestant, le chef de l'Église protestante, Mgr Marini, dira une prière. Enfin, le dimanche, la maman du Président recevra la famille élargie et les amis, en sa résidence du Palais de Marbre».

«La discrétion aurait mieux valu que le fracas», regrette un religieux kinois. La cérémonie calmera-t-elle la polémique?

Mis en ligne le 12/06/2006   © La Libre Belgique 2006

La betise de Joseph Kabila: il fache l'Union Europeenne et se fait ridiculiser


La betise de Joseph Kabila
Persona non grata en RDC, De Gucht obtient le soutien de la Commission européenne
Kinshasa | Politique et Citoyen | Jeudi 07 Janvier 2010 à 20:30:05
La Commission européenne a fait bloc, jeudi, autour de l'actuel commissaire à l'Aide au Développement, le Belge Karel De Gucht, déclaré persona non grata à Kinshasa après avoir mis en doute, en décembre devant le Parlement européen, l'efficacité de l'aide à la RDC. Dans ses propos, sévèrement critiqués par les autorités congolaises, M. De Gucht n'exprimait pas un point de vue personnel, «il parlait au nom de la Commission» avec le soutien de son président José Manuel Barroso, a souligné jeudi un porte-parole de l'exécutif européen, cité dans une dépêche de l'AFP parvenue à radiookapi.net

Le ministère congolais des Affaires étrangères, selon une source européenne, a adressé début janvier dans une note verbale au représentant européen à Kinshasa pour signifier à la Commission qu'une venue de M. De Gucht en RDC n'était pas souhaitée. M. De Gucht avait indiqué, fin novembre, qu'il envisageait de se rendre en janvier en RDC pour visiter un projet humanitaire à Goma. Il aurait pu profiter de sa visite pour signer les conventions de mise en oeuvre de projets d'aide d'un montant de quelque 278,5 millions d'euros approuvés en décembre par la Commission européenne, selon son porte-parole. Mais aucun projet de voyage n'a été formalisé à ce jour, a souligné jeudi la Commission, cité par le quotidien Le Monde.

Kinshasa entendait ainsi protester contre les propos tenus par ce dernier le16 décembre, lors d'un débat au Parlement européen. M. De Gucht avait relevé que la Commission européenne dépensait beaucoup en matière d'aide humanitaire et de programmes visant à rétablir l'Etat de droit en RDC. «
Le problème est quelle est l'efficacité de tout cela au bout du compte si vous n'avez pas d'interlocuteur approprié dans l'arène politique », avait-il remarqué. Le commissaire européen avait également évoqué l' «énorme gâchis qu'est devenue la RDC, un pays où presque tout est à refaire, à commencer par la reconstruction de l'Etat, dont l'absence est au coeur du problème

Kinshasa réagit

Ces propos avaient aussitôt suscité un tollé à Kinshasa. «
Nous constatons qu'il y a un personnage (NDLR : M. de Gucht) qui est incapable d'avoir des relations normales, dignes, avec notre pays. Nous en tirons les conséquences», a déclaré jeudi à l'AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende. «Ce monsieur (...), que ce soit au niveau du gouvernement belge, que ce soit maintenant au niveau de l'Europe, partout où il passe, nous avons des problèmes avec ces institutions là. C'est probablement lui qui pose problème. Donc, sans remettre en cause nos bons rapports avec l'UE, nous ne voulons pas avoir affaire avec ce personnage», a expliqué M. Mende.

Si la commission européenne veut le maintenir, a-t-il prévenu, «
cela va provoquer les mêmes effets que cela a eu dans nos relations avec la Belgique: on a fait 9 mois pratiquement sans se parler». En effet, M. De Gucht doit quitter le portefeuille de l'Aide au Développement, qu'il avait pris en juillet 2009 en remplacement de son compatriote Louis Michel: il doit être auditionné, mardi 12 janvier par le Parlement européen pour devenir commissaire au Commerce.

M. Mende a indiqué que les autorités congolaises ont déjà, avant le 16 décembre, refusé à M. de Gucht un visa d'entrée en RD Congo. Entre les autorités congolaises et Karel De Gucht, il y a en fait de vieux comptes à régler. En avril 2 008, en mission à Kinshasa à la tête d'une délégation gouvernementale belge, De Gucht, alors ministre des Affaires étrangères de son pays, avait tenu un discours, presque dans les mêmes termes qui ne n'avaient pas à ses hôtes congolais. Il avait notamment, dénoncé le manque de transparence dans l'exploitation des ressources minières de la RDC et la corruption, tout en exigeant des autorités congolaises plus d'actes que de paroles. Le gouvernement de la RDC avait, en réponse, décidé de rappeler son ambassadeur en Belgique et de fermer son consulat à Anvers (nord). Kinshasa avait également imposé à la Belgique de fermer ses consulats de Lubumbashi (sud-est) et de Bukavu (est). La brouille officielle entre les deux pays avait duré neuf mois.

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