Monday, May 11, 2009

__ Trop de bruits inutiles a l'UDPS(-exterieure)

Chers Compatriotes de la RD Congo,
La betise et la mediocrite continuent et s'amplifient a l'UDPS au sein de la diaspora.

Les forums internet de l'UDPS a l'etranger sont des coquilles vides ou des tonneaux qui amplifient leurs propres bruits dans l'indifference totale du peuple congolais au Congo
- PARLEMENTAIRES-DEBOUT: 546 membres inscrits seulement depuis le 6 Janvier 2001
http://groups.yahoo.com/group/udps-list/
- UDPS-LIST: 449 membres inscrits seulement depuis le 23 Aout 2000
http://fr.groups.yahoo.com/group/PARLEMENTAIRE_DEBOUT_DE_UDPS/


Au lieu d'avoir honte avec de telles statistiques, les "cadres" de l'UDPS se tapent la poitrine comme des primates drogues. Des attitudes de primairien que l'on croyait Joseph Kabila Kanambe seul etre capable.http://www.congoindependant.com/une240205.htm


Les "cadres" de ce parti en voie demembrement (si Tshisekedi ne reprend pas les choses en mains) se complaisent dans des rivalites de bas etage. Les "listes" au label UDPS sur internet se sont lancees dans un "tournoi" de popularite qui frise l'idiotie. En effet, les deux listes (UDPS-List et Parlementaires_debout), toutes deux sur Yahoo, totalisent ensemble moins de 1.000 personnes inscrites sur plus de 500,000 exiles "politiques" se reconnaissant membres ou sympathisants de l'UDPS. Les contributions ecrites sur ces forums proviennet d'une cionquantaine de personnes seulement. C'est l'evidence meme d'un mediocre travail de rassemblement realise sur plusieurs annees. Avec ce genrede resultas negatifs, il est normal et meme urgent de chercher ailleurs qu'a l'UDPS-exterieure des patriotes capables de diriger la nation congolaise demain. Au lieu de constater leur echec total sur le plan de la mobilisation de leurs "bases", ces "cadres" (irresponsables ?) passent leur temps a prendre leurs illusions pour la realite. La desillution ne tardera pas.
Les forums de l'UDPS
- PARLEMENTAIRES-DEBOUT: 546 membres inscrits seulement depuis le 6 Janvier 2001
- UDPS-LIST: 449 membres inscrits seulement depuis le 23 Aout 2000

Au lieu d'avoir honte de telles statistiques, les "cadres" de l'UDPS se tapent la poitrine comme des primates drogues. Des attitudes de primairien que l'on croyait Joseph Kabila Kanambe seul etre capable.

Nous vous convions a absolument lire l'article ci-dessous, issu de l'UDPS-Beltchika (ou UDPS-Righini selon certains), qui vous donnera une idee du niveau de mesquinerie et de bassesse auquel l'UDPS a ete amenee. C'est tragique !!! http://www.udpsonline.com/article.php?id_art=1344

Devrait-on alors s'etonner du colossal echec du "Congres de l'UDPS" tenu le mois passe sous les arbres du jardin de la residence de M. FX Beltchika a Righini, a Kinshasa ?
Les patriotes Tshisekedistes doivent reprendre et reanimer le parti de Tshisekedi ou en creer un autre devant refleter les valeurs humaines et democratiques defendues par Etienne Tshisekedi au prix de nombreux sacrifices tout au long de son dur et eprouvant combat politique en RD Congo pour le bien du peuple congolais tout entier.

L'UDPS est aujourd'hui de facto divisee en trois entites se reclamant toutes, etrangement, de M. Etienne Tshisekedi.
- UDPS-National (dirigee par Valentin Mubake assiste par Francois Mpuila, Claude Kiringa, Leonard Mpoyi). Certains l'ont denomme: UDPS-Mubake
- UDPS-Beltchika (dirigee FX Beltchika, Pascal Beltchika, JJ Mukendi, Aka Mansia, Jacques Matanda, Marc Kapend). Certains l'ont denomme: UDPS-Righini
- UDPS-Mutanda (dirigee par Alexis Mutanda, Felix Tshisekedi, Albert Moleka) .Certains l'ont denomme: UDPS-Limete
La confusion est totale a l'UDPS. La derive est permanente. Le peuple congolais et les federations de l'UDPS en RDC ne se retrouvent dans aucune de ces 3 nebuleuses qui rivalisent dans leur ardeur a "negocier" avec la dictature tutsi-rwandaise au pouvoir a Kinshasa. (Lire et ecouter a ce sujet les echanges revelateurs de hauts "cadres" de l'UDPS: http://www.congonetradio.com/udps-debat-mpuila-mukendi20090504_copy(1).html)

Lambert Ngoi
Citoyen de la RD Congo
Japon


UDPSonline.com

STATISTIQUE: PARLEMENTAIRES_ DEBOUT CONTRE UDPS_ LIST: EBELE A ZÉRO

2009-05-11 20:16:41

Par Willy Fram Mbiyyah ( Toutou )

Udpsonline


Photos-Archives : De gauche à droite , le "sorcier" Claude Kiringa (modérateur de la liste Udps_List) et le "frondeur" Ferdinand N'Kashama (modérateur de la liste Parlementaires_Debout, UDPS-Beltchika)

STATISTIQUE: PARLEMENTAIRES_ DEBOUT CONTRE UDPS_ LIST: EBELE A ZÉRO 2009-05-11 20:16:41 Par Willy Fram Mbiyyah ( Toutou ) , President Federal de l'UDPS-GreceUdpsonline http://www.udpsonline.com/article.php?id_art=1344

La démocratie est la loi de la majorité et la protection de la minorité , cela doit rentrer dans les cranes des Udpsiens dignes de leurs noms . Ce que je vais vous faire voir est qu'elle se manifeste partout où un groupe des gens se rassemblent pour un débat d'idées . Et dans le cas présent , cette majorité se dessine même sur les listes de l'Udps . Il y a quelques temps un compatriote avait lancé un appel au boycott de la liste extrémiste “UDPS_ LIST” puis le Dr François Tshipamba Mpuila , représentant du G16 avait déclaré certains sites et listes non affiliés à l'UDPS et qu'ils devraient cessés d'utiliser le label du Parti. Depuis que tous les pro-congrès ont été bannis sur Udps_list à cause de leur appartennance et soutien au Congrès
Voilà que cette liste ( Udps_List , longtemps considérée comme protectrice des valeurs démocratiques et des courants de pensées sombre et sèche du jour le jour à cause du monologue et de son caractère laconique qui la caractérisent présentement . Nous demandons aux ténors de cette liste de revoir leur calcul avant la descente aux enfers de cette dernière .
A vous de juger ce rapport statistique du nombre de participants aux deux listes Parlementaires_debout et Udps_list pour les 10 premiers jours du moi de mai 2009. Date Parlementaires_Debout Udps_List

Ajoutez à cela le fait que les manifestations organisées par Monsieur Alexis Mutanda l'ancien Secrétaire Général avaient connu une participation quasi nulle et que la délégation suédoise habituée au bain de foule lors de ses passages à l'UDPS et aussi au sur-plein des salles lors des récentes séminaires s'est retrouvée devant des chaises vides cette fois- ci. Voilà ce qui a poussé la chef de délégation Mme Ingrid à déclarer que le Congrès avait eu lieu et que tout les combattants devaient en respecter les résolutions.
Faut-il encore un dessin?
Les choses sont claires comme l'eau de roche et la vérité nous a déjà affranchis comme le dit souvent notre ami Mike Mwakadi, le grand combattant de l'Udps/Londres .

*

Joseph Kabila a peur de mourir !!!

Joseph Kabila a peur de mourir.
Il en veut aussi à l'Occident et blâme ses collaborateurs...  
 

Le commissaire européen Louis Michel congratulant le "président élu" le 6 décembre 2006. Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous le pont.
 
Joseph Kabila en veut à l'Occident et blâme ses collaborateurs...  
Dans une interview exclusive accordée au quotidien bruxellois «Le Soir», daté du 9 au 10 mai, Joseph Kabila parle notamment de la reconstruction, de la situation au Kivu et des relations avec le monde occidental. Le «rais» donne l'impression de se livrer à une fuite en avant qui consiste à épingler les «responsables» de l'échec, désormais inévitable, de ses «Cinq chantiers». Il reproche aux Occidentaux des promesses non-tenues. C'est ainsi qu'il a fait appel aux Chinois. Il récidive ses critiques à l'endroit de ses collaborateurs. Mais reconnaît que la lutte contre la corruption mené depuis 2001 a échoué. Joseph termine l'entretien en évoquant la fin tragique de ses «ascendants»…

Analyse

Joseph Kabila s'est-il trompé de priorités dans le cadre de ses «Cinq chantiers» ? Pendant que des entreprises chinoises sont occupées à transformer le Boulevard du 30 juin à Kinshasa en une autoroute à plusieurs bandes en pleine ville - et que le «raïs» s'est rendu la semaine dernière à Matadi pour lancer les travaux de la réhabilitation du tronçon routier Matadi-Moanda, les besoins de la grande majorité de la population en eau et électricité restent insatisfaits. N'est-ce pas que l'eau est synonyme de la vie?

A en croire le quotidien «Le Soir», lors du passage du cortège présidentiel dans le chef-lieu de la province du Bas-Congo, la foule a applaudi «avec une sorte de prudente circonspection». Des Mamans congolaises présentes devant le bâtiment de l'Onatra ont, elles, crié «bien fort pour que le président entende leurs récriminations : l'eau potable manque (…).» Un vrai dialogue de sourds qui ne peut survenir que lorsque les gouvernants ne sont pas à l'écoute des véritables attentes des citoyens. Kabila, paraît satisfait. «A Kinshasa, à l'Est, partout dans le pays, les travaux ont commencé», clame-t-il.

«Umoja Wetu»

Selon le «raïs», c'est l'instabilité dans les provinces du Kivu qui ont empêché les pouvoirs publics congolais à «faire autre chose» en s'occupant de la reconstruction. Comme pour reconnaître que c'est le Rwanda de Paul Kagame qui tirait les ficelles, il lance : «Tout comme nous, les Rwandais se sont rendu compte qu'on ne pouvait plus continuer comme cela, que la guerre, finalement, on ne la gagne jamais.» Kabila a néanmoins reconnu que des «forces qui veulent saboter le processus de paix» subsistent encore. Un aveu implicite que l'opération conjointe «Umoja Wetu» n'est pas parvenue à anéantir les combattants hutus des FDLR. L'Accord gouvernement-CNDP, encore moins.

Deux mois après cette opération militaire, les observateurs sont unanimes à reconnaître que la situation humanitaire dans la province du Nord Kivu ne cesse de se détériorer. Et ce, en dépit du soutien logistique consenti aux FARDC par la Mission de l'Onu au Congo. La province du Sud-Kivu n'est pas épargnée. Le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) fait état d'un «climat de terreur» entretenu dans ces deux provinces tant par des éléments des FDLR et des combattants Mai Mai que par les forces gouvernementales". Joseph Kabila se veut optimiste. Selon lui, ceux qui menacent la paix à l'Est ne constituent qu'une «minorité». Pour lui, le moment est venu de mener «la lutte contre la pauvreté». «Car finalement, ajoute-t-il, c'est la pauvreté qui nous conduit à la guerre et vice versa.» Au nom de la lutte contre la pauvreté, ne fallait-il pas privilégier le «chantier» eau et électricité ?

«Elu» en novembre 2006, Joseph Kabila se trouve bientôt à mi-mandat. Les prochaines élections sont prévues en 2011. Pourra-t-il opérer des miracles en moins de deux ans ? Comme pour se consoler, le «raïs» se lance dans des propos pour le moins irrationnels : «Je préfère dire qu'il nous reste quatre ans. Quatre ans si on travaille 24 heures sur 24, ce que nous sommes en train de faire». Et pourtant, depuis son arrivée à la tête de l'Etat congolais, Joseph n'a jamais donné de lui l'image d'un «bosseur». Dans son édition daté 26 juin 2006, le quotidien français «Le Monde» n'avait-il pas qualifié le numéro un Congolais de «jeune président dilettante» ? Un président attiré par les aspects frivoles d'une fonction qu'il assimile à un divertissement et non une charge. Les «Cinq chantiers» inachevés ? Qu'importe ! «Le chemin à faire est encore long, mais l'essentiel est d'avoir commencé, fait-il remarquer. D'ici la fin de cette année, on verra un vrai changement.» En attendant, le président est à la recherche «des gens déterminés, dynamiques» pour l'épauler.

Des boucs émissaires

C'est ici que Joseph commence sa plaidoirie pro domo pour justifier l'échec qui profile à l'horizon. Il lui faut des «responsables». Il y a d'abord, ses collaborateurs. Question : Vous avez récemment souligné que vous aviez peu de collaborateurs fiables. Serait-ce vous qui les choisiriez mal ? Réponse frisant une naïveté puérile : «Pour choisir quelqu'un, il faut avoir une bonne connaissance de la personne. Et pour avoir cette connaissance, il faut travailler avec cette personne…Je ne peux pas changer mes conseillers tous les trois mois, il faut donner le temps aux gens… ». Le «raïs» de resservir sa phrase controversée prononcée dans l'interview accordée au «New York Times» : «Pour transformer un pays comme le Congo, il ne faut pas compter sur mille personnes, il faut avoir dix, quinze personnes bien déterminées.» Pourquoi ne trouve-t-il pas ces dix ou quinze oiseaux rares ?

Joseph Kabila ne devrait-il pas chercher les causes des «insuffisances» des ses «hommes» dans les critères de sélection? Ces critères sont-ils objectifs ou fondés sur le clientélisme politique, le tribalisme et le régionalisme ? En Belgique, les membres de cabinets politiques sont recrutés comme dans une entreprise privée. C'est-à-dire sur base du C.V. C'est un l'élément fondamental qui permet de présumer que l'impétrant correspond au profil exigé. L'examen du C.V est suivi par une entrevue ou interview avec le chef de cabinet. Le prétendant à un poste est parfois invité à coucher par écrit les actions à mener dans la cadre de la fonction. Il est donc parfaitement erroné d'affirmer, comme le fait le «raïs», que pour choisir un collaborateur, il faut bien le connaître. Et que pour avoir cette connaissance il faut travailler avec la personne.

Oracle

Huit années après son arrivée au sommet de l'Etat, Joseph se trouve encore au point de départ consistant à chercher dix à quinze hommes capables de l'aider à changer la société congolaise en combattant la corruption. Quand pourra-t-il se mettre au travail? Pour combler cette lacune, Kabila dit avoir trouvé la solution. Il va nommer un conseiller «en charge de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption» au sein de son cabinet. «Sa nomination fera partie des changements que je compte opérer d'ici le mois de juin», annonce-t-il comme un oracle. «Je vais chercher les quinze personnes qu'il me faut et les mettre à la bonne place.»

Il apparaît que le monde occidental passe pour le second «responsable» des déboires du «raïs». En cause, des promesses non-tenues. «Il n'y a eu que des discours», « il y a eu plus de promesses que des réalités» souligne-t-il. Et d'expliquer que c'est ainsi, qu'il a arrêté ses voyages en Europe. «(…), le tourisme ne m'intéresse pas». Question de la journaliste : Comment expliquez-vous que les Occidentaux semblent beaucoup plus critique à votre égard que durant la transition? Réponse: «Peut-être se sont-ils rendu compte que je n'étais pas aussi maniable qu'ils le croyaient, que je ne reçois d'ordres de personne, sauf de mon peuple. Je ne veux exécuter que la volonté de notre population, qui souhaite la paix, la reconstruction et le développement du pays, la stabilité.»

Joseph semble répondre indirectement à la communauté internationale. Celle-ci lui reproche l'impunité accordée aux groupes armés opérant aux Nord-Kivu et surtout le refus de transférer le «général» Bosco Ntaganda à la CPI (Cour pénale internationale) à La Haye. La semaine dernière, Amnesty International a relancé la question dans une lettre ouverte adressée au chef d'Etat congolais. Sur un ton de défi, celui-ci note que «d'autres partenaires s'intéressent beaucoup au Congo». C'est le cas, selon lui, notamment de la Chine, de la Corée du Sud, de la Russie, du Brésil. Kabila termine cet entretien par une phrase pour le moins étrange : «Je me dis souvent que mon arrière-grand-père a été assassiné, mon grand-père aussi, mon père également, comme vous le savez. On se pose toujours beaucoup de questions… ».

B.A.W
© Congoindépendant 2003-2009

Sunday, May 10, 2009

LIMETE: La 14ème Rue SE MEURT ! Où EST LE TRAITRE COLLABOANDRE KIMBUTA ?

KINSHASA : LA 14ème RUE -LIMETE SE MEURT ! Où EST ANDRE KIMBUTA ?  

Source : La Prospérité

Kinshasa, le 09/05/2009

Ce sont des choses considérées parfois comme banales. Mais, en réalité, elles concernent la vie des populations. A Limeté, plus personne ne peut comprendre ce qui arrive. Au jour le jour, la 14ème rue, à Limete Industriel, se meurt. Ni André Kimbuta Yango, le Gouverneur, ni Roger Busima Kataala de l'Agence des Grands Travaux, n'y est visible. Les autorités de l'Ovd et de l'Office des Routes, sont, apparemment loin, de suivre de près, la situation alarmante que traverse la population de Kingabwa. C'est un pire des calvaires qui ne dit pas son nom, en pleine renaissance clamée par les autorités, à l'aune des chantiers de la République. Après la pluie, dit-on, c'est le beau temps. A Kinshasa, par contre, c'est la désolation. Vous ne pouvez compter que du doigt, quelques quartiers où il y a un accès facile des eaux de pluies. A Limete, un véritable lac s'est créé, depuis un certain temps, vers le tronçon d'entrée de la 14ème rue, non loin du boulevard Lumumba, sur l'axe menant vers la grande avenue des poids lourds. Une situation qui inquiète de plus en plus, les habitants de ce coin qui, pourtant, avaient applaudi de deux mains, à l'annonce de la nouvelle que l'Hôtel de ville de Kinshasa y avait initié les travaux de réhabilitations.

 

En fait, toutes les bordures et autres repères sont perdus compte tenu de l'état fortement endommagé de l'avenue. Des véhicules ne savent plus accéder ou encore sortir de la chaussée. Actuellement, ce sont les taxis Moto qui desservent la ligne. Désormais, les transporteurs des véhicules ou taximen, eux, réfléchissent deux fois avant d'emprunter cette voie devenue périlleuse. Lorsqu'il pleut, c'est encore pire. Pour assurer la traversée, les jeunes garçons, habitant les parages exposent leur dos à la aux passants considérés, ici, comme une clientèle potentielle, en des temps durs. En l'absence du paiement de 100 FC, aucune personne de Kingabwa, ne peut atteindre le Boulevard Lumumba, sans se mouiller la jupe ou le pantalon.

 

Les chaussures, n'en parlons, même pas ! Normalement, les travaux de réhabilitation de cette chaussée devaient se passer depuis deux ans. l'Hôtel de ville de Kinshasa avait stocké la caillasse et du sable depuis l'année passée, mais rien n'est fait jusqu'à ce jour. Chose curieuse, ces matériaux stockés, ont fini par disparaître suite à l'escalade de l'insécurité qui a gagné les esprits dans la Ville-Province de kinshasa. La population de Kingabwa espère que la réhabilitation de la 14ème rue/Limete, est aussi inscrite dans les priorités de cinq chantiers de Joseph Kabila Kabange.

Josiane Nzabi

UDPS : simplement inacceptable !



UDPS : simplement inacceptable !
Sûr de lui, Francois Mpuila ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a menacé de mettre sur la place publique les preuves de son assertion. Mis en difficulté, Mukendi wa Mulumba a tenté d’esquiver avant d’acquiescer en affirmant que des personnalités de la mouvance kabilisitique avaient versé des contributions financières dans le compte du congrès en raison de la sympathie qu’ils éprouvaient( !) pour la personne d’Etienne Tshisekedi.


D’aucuns ont trouvé sans intérêt le débat ayant opposé sur Raki ( Radio Kongo Internationale) François Mpuila Tshipamba, représentant de l’Udps en Belgique et au Luxembourg à Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba, l’un des organisateurs du très problématique congrès de l’UDPS tenu le mois dernier à Kinshasa-Lemba, au quartier Gombele, ex-Righini.

Sans chercher à tourner le couteau dans la plaie béante qui divise aujourd’hui plus qu’hier les membres de l’Udps ainsi que l’a illustré le rude débat entre Mpuila et Mukendi que l’on peut qualifié de duel aux couteaux entre deux udpsiens que tout oppose désormais, à Congoone on est d’avis que la manifestation d’une certaine vérité a été malgré tout au rendez-vous.
Et comment en serait-il autrement quand un brillant avocat comme Mukendi wa Mulumba a, tout en refusant le statut d’accusé, invité Mpuila Tshipamba à ne pas jouer au procureur, rôle dans lequel a pourtant semblé excellé, comme un boxeur professionnel, le représentant de l’Udps au Belux en administrant des directs à l’estomac destiné à couper le souffle ?
Au-delà de la querelle sur la légitimité du congrès de Righini dont les organisateurs, accusés d’avoir sacralisé l’autorité du chef du parti pour avoir ignoré sa décision de dissoudre le Comité organisateur du congrès, soutiennent que ladite décision ne leur semble pas l’œuvre du président national, François Mpuila a jeté un véritable pavé dans la mare.

Sans aller par le dos de la cuillère, le représentant de l’Udps au Belux a accusé les organisateurs du congrès de Righini d’avoir organisé plutôt une messe noire avec l’argent du pouvoir kabiliste.
Sûr de lui, Mpuila ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a menacé de mettre sur la place publique les preuves de son assertion. Mis en difficulté, Mukendi wa Mulumba a tenté d’esquiver avant d’acquiescer en affirmant que des personnalités de la mouvance kabilisitique avaient versé des contributions financières dans le compte du congrès en raison de la sympathie qu’ils éprouvaient( !) pour la personne d’Etienne Tshisekedi.

Ce scoop n’en est pas un pour Congoone dont les rédacteurs savaient depuis près d’une année qu’une personnalité bien placée du Pprd avait promis de donner un coup de pouce financier au groupe de Beltchika. Aussi, semble-t-il bon et juste de faire en tout état de cause mystère de l’identité de cette personnalité qui n’est plus vitale pour le Pprd et son chef. Suivez mon regard !

Qu’on se souvienne de ce que le congrès de l’Udps ayant été qualifié par Etienne Tshisekedi lui-même de congrès de tout le peuple congolais, les contributions financières des personnes de bonne volonté étaient les bienvenues. C’est ici le lieu de rappeler que ceux qui, sans être membres de l’Udps, partagent néanmoins l’idéal de changement dont ce parti porte l’étendard, avaient versé spontanément au grand jour et à la lumière du soleil leurs contributions, souvent symboliques, pour marquer leur soutien au congrès de l’Udps. Le député Jean-Claude Mvuemba de l’opposition institutionnelle en est un.

Ce qui est cependant inacceptable c’est le fait que l’équipe Beltchika ait pris l’initiative d’écrire à des personnalités du kabilisme (dont nous faisons mystère des identités) pour leur demander de contribuer financièrement à la tenue du congrès de l’Udps. Le flirt a été tenu secret sous prétexte que certains « bienfaiteurs » avaient souhaité rester des « héros dans l’ombre ».
Les combattants de l’Udps apprécieront, eux qui ne sont pas sans savoir que la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit et que les résolutions du congrès de Righini permettent aux kabilsites de rire sous cape en voyant leur parti se saborder en s’engageant la queue entre les pattes à regagner les rangs à travers des élections territoriales et communales virtuelles après avoir boycotté en 2006 les principales élections susceptibles d’influer sur la marche de la République à démocratiser.

Pour autant, l’opération « win-win »entre le Pprd et les congressistes de Righini a-t-elle enchaîné l’Udps ? Il semble qu’Etienne Tshisekedi se prononcera très bientôt sur le sujet. Il ne reste qu’à souhaiter que cette heure de vérité s’approche à grandes enjambées pour que l’Udps et l’opposition, pas celle de collaboration, offrent au Congo autrefois zaïrianisé une alternative susceptible de doter notre pays d’un leadership responsable.

Raymond LUAULA
CongoOne, Mise en ligne le 04-05-09

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Congonet Radio, La radio des patriotes Congolais

Banques liquidées: La grogne des employés congédiés


Banques liquidées: La grogne des employés congédiés

Photo: Le Preminier Minsitre Traitre-Collabo
Adolphe Muzito (Congonet Radio )
Les anciens employés des banques liquidées attendent depuis six années…la liquidation de leurs décomptes finals. La survenance d’un contentieux similaire n’est pas à exclure dans les entreprises publiques devant subir des mutations au plan statutaire ou à liquider. L’Etat pourrait être confronté à des problèmes d’arriérés de salaires impayés. A moins que des mesures d’accompagnement, au plan social, aient été envisagées.
Rien ne va plus entre l’Intersyndicale des banques du portefeuille de l’Etat et la Banque centrale du Congo (BCC). Les anciens travailleurs des banques liquidées en 2003 à savoir, Banque de crédit agricole (BCA), Banque commerciale du Commerce extérieur (BCCE) et Nouvelle Banque de Kinshasa (NBK) réclament des indemnités de départ s’élevant à 60 millions de dollars.
La Banque mondiale avait prévu à cet effet une enveloppe de 11,5 millions de dollars seulement. Les anciens travailleurs réclament plusieurs avantages qui n’ont pas été pris en compte. Il s’agit de l’application de barèmes de salaires indexés, du paiement des arriérés de 6 à 7 ans d’inactivité, le double préavis réservé aux délégués syndicaux et le calcul de l’indemnité de logement basée sur le salaire brut et non sur le traitement d’activité.Dans une correspondance datée 19 mars 2009 adressée au gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu, le Premier ministre Adolphe Muzito ordonnait de procéder «dans les plus brefs délais» au paiement du solde des décomptes finals des 3.480 ex-agents des banques en liquidation. En réponse, la BCC recommandait dans sa lettre du 1er avril 2009 de résoudre cette question au travers du budget de l’Etat de l’exercice 2009 ou en recherchant d’autres ressources ailleurs. Dans l’entendement des ex agents, les 11,5 millions libérés par la Banque mondiale ne constituent qu’une avance. Le solde doit être liquidé avec le produit de réalisation des patrimoines des banques en liquidation. Mais la Banque centrale considère que le produit de liquidation doit être affecté en priorité au désintéressement d’autres créanciers, principalement les déposants afin de restaurer la confiance dans le système bancaire national.
Dans sa réplique du 13 avril 2009, l’Intersyndicale des banques du portefeuille de l’Etat en liquidation forcée exige du gouverneur de la Banque centrale «de traduire dans les faits sans atermoiements funestes, ni tergiversations inconsidérées, la décision du gouvernement, en guise de règlement définitif de l’engagement irrévocable de l’Etat-propriétaire, vis-à-vis des ex-agents, créanciers privilégiés des banques BCA, BCCE et NBK en liquidation forcée.» Un véritable dialogue des sourds est donc engagé. Rappelons que sur injonction du FMI et de la Banque mondiale, la BCC avait décidé à partir de 2002 de mettre en liquidation les banques confrontées à d’énormes difficultés de gestion.
Ces banques se caractérisaient par une insuffisance des fonds propres, par un fonds de roulement négatif, par des pertes d’exploitation cumulées, par l’exclusion de la Chambre de compensation, par la cessation d’activité et par l’absence de toute perspective de relance. Ce conflit démontre tous les problèmes qui vont surgir bientôt à la suite de la réforme du portefeuille de l’Etat qui est en cours. Des entreprises publiques viennent d’être transformées soit en sociétés commerciales, soit en établissements publics, soit en services publics. D’autres, ont été tout simplement liquidées. Il va se poser des problèmes des arriérés de salaires impayés et d’indemnité pour réinsertion sociale des agents.

Jean-Pierre Tsheba © Congoindépendant 2003-2009

Monday, March 23, 2009

Le Congolais KA MANA REJOINT KAGAME ...

 
Le Congolais KA MANA REJOINT KAGAME ...
KA MANA REJOINT KAGAME   Godefroid Kangudie Mana (alias Ka Mana), rendu célebre par le jouranl Le Potentiel de Kinshasa vient de trahir les résistants et patriotes congolais en proclamant la défaite du peuple congolais face a ses ennemis mortels. Celui que l'on croyait etre un philosophe et théologien patriote nationaliste congolais est devenu le chantre des génocidaires Kagame et Kabila. Des Résistants congolais de la diaspora l'ont déja pertinement identifié comme Petain Noir (PN) ou encore Marechal Petain des Grands Lacs (MPGL).  Il preche desormais le défaitisme et la patience aux congolais qui, d'apres lui, devront vivre l'exil interieur et endurer des souffrances, sous le joug tutsi-rwandais, avant de recouvrer un jour (apres plusieurs décennies)  la souveraineté, la liberté et le droit au bonheur bati sur un développment harmonieux et durable. Godefroid Ka Mana affirme que le Rwanda a gagné la guerre a l'Est et  que le gouvernement congolais n'a plus d'autre choix que de se soumettre au dictat du terroriste genocidaire sanguinaire Paul Kagame. MPGL croit aussi devoir informer les congolais que la dictature de l'imposteur Joseph Kabila Kanambe est inevitable et que l'axe Kagame-Kabila a le soutien de la Communaute Internationale qui fait du Rwanda une puissance régionale. Dans son discours insidieusement démobilisateur et sa reflexion enrobée d'un faux patriotisme, MPGL tente habilement d'inoculer aux congolais le poison et le virus de la soumission a un ordre politique étranger.  cliquez >>>
 

Honore Ngbanda se fait l'ecrivain romancier biographe de Joseph Kabila. INCROYABLE MAIS VRAI !


 
 Honore Ngbanda est devenu l'ecrivain romancier biographe de Joseph Kabila. ___ Re: Flash:Bagarre à coup de poing entre NUMBI et AMISSI devant KABILA!!!!!
 
Mesadames, Messieurs,
Honore Ngbanda est devenu l'ecrivain romancier de Joseph Kabila. Il passe ses journees a nous conter les recits enfantins des episodes de la vie dans la cour de Joseph Kabila Kanambe. Ceci au lieu de tenir sa promesse d'aller combattre la dictature au Congo. Le site de l'apareco est devenu si ridicule que meme le taximan semi-analphabete Joseph K. Kanambe lui-meme  le visite pour se marrer et se detendre. Lire ci-dessous pour s'en convaincre. Ngbanda, le fou du roi ?

Les troubadours de l'Apareco ne cesseront d'amuser la galerie tant ils sont devenus politiquement idiots.
 
Congonet Radio


 
On 3/23/09, Muenge Loundu <mloundu2@yahoo.com> wrote:

Convoques par l'imposteur Joseph Kabila a Bukavu, Jean Banza Numbi, alias John Numbi, et Amisi Tango Faible s'echangent des coups de poing. Les gardes de la marionnette presidentielle affirment que deux uppercuts et un coup de poing a la tempe ont envoye Jean Numbi Banza au tapis, la bouche pleine du sang. Humilie, l'infortune aurait ete aide par les gardes de son ami de Pweto qui l'auraient escorte jusque dans sa voiture.
 
 
 
Farce au sommet de l'Eat
 
- RD Congo Libre -
 

 

 

 

Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo 

 

 

L'ŒIL DU PATRIOTE

 

  FLASH

 

John Numbi et le Général Amisi

se battent à coup de poing devant «Joseph Kabila » !

 

 

 

 

 

    « Non, ce n'est pas une blague… »

 

Le vent de la discorde à souffler dans les rangs des officiers généraux des FARDC proches de «Joseph Kabila». C'est le cas de Jean Numbi Banza, alias John Numbi, l'inspecteur général de la police et le Chef d'Etat major des forces terrestres des FARDC Amisi «Tango fort», le faible Général d'Armées dont les troupes ont jadis été humiliées au Kivu par les hommes de rénégat Laurent Nkundabatwara, le rebelle rwandais qui terrorisa l'Est de la RD Congo. 

 

Les deux généraux se sont donnés en spectacle dans un violent combat de boxe, devant l'œil amusé de l' «imposteur suprême» qui semblait jouer à l'arbitre. Cette scène ridicule a eu lieu ce jeudi 19 mars dans sa résidence de Bukavu.

 

Une fois de plus l'Oeil du Patriote,  qui ne lâche pas d'une semelle notre imposteur national et ses collabos,  n'a pas manqué ce dernier événement à la fois comique et tragique offert aux congolais par le fameux camp présidentiel. La scene lui a été rapporté en integralite et il semble que le «faible Amisi», devenu «Tango fort» d'une armée la plus faible que notre pays la Republique

 

 

Rien ne va plus en « Kabilie » ! Avec tous les FDLR et autres hors la loi  se trouvant à quelques pas d'eux, violant et tuant les pauvres kivutiens, nos deux « Supermen », malgré le niveau de leurs fonctions,  préfèrent utiliser leurs biceps pour régler leurs différents. Signe flagrant de la médiocrité. Il n'y a qu'en « Kabilie », ce monde parallèle où toutes les aberrations deviennent possibles, que l'on puisse assister à pareils phénomènes.

 

Mais faut –il s'en étonner ?  Le «raïs», guide aveugle d'un «conglomérat d'aventuriers», a su magistralement y inoculer les graines de la zizanie. En effet, le Général John Numbi, l'actuel chef de la police nationale congolaise, ancien chef de gare de train de Lubumbashi, est devenu policier (sans avoir jamais tiré un seul coup de feu auparavant) par la seule volonté de Mzee Laurent Désiré Kabila qui aurait été séduit par son activisme de militant de la JUFERI (jeunesse de l'UFERI de Nguz Karl i Bond), au même titre que son ami Eddy Kapend. Ce dernier, on s'en souviendra, bénéficia de la même grâce de Mzee avec le grade de colonel au sein de l'armée de l'AFDL,  avant d'être incarcéré par « Joseph Kabila » qui l'a désigné comme l'acteur principal de l'assassinat de Laurent Désiré Kabila.

 

Mais aujourd'hui, notre imposteur national a  jeté son dévolu sur John Numbi qui, malgré un tel «bagage», se retrouve régulièrement aujourd'hui au devant de la  scène pour mener les  négociations et les opérations militaires les plus sensibles avec le Rwanda. Ne dit on pas que ceux qui se ressemblent s'assemblent ? Tout le monde sait aujourd'hui ce que valent les «diplômes» et la «formation» militaire de « Kabila ». Ainsi, en l'absence du Lieutnant-Général Etumba, Chef d'Etat Major Général des FARDC (par ailleurs simple figurant volontairement mis à l'écart par le chef de l'Etat),  il aurait été logique, selon la hiérarchie des FARDC, que ce soit le Général Amisi (Chef d'Etat major des forces terrestres) qui conduise les négociations dites secrètes et relatives à l'opération conjointe avec l'armée rwandaise. Surtout que « Tango fort » a continué à conserver son poste à responsabilité malgré la fameuse débâcle de Mushake et tous ses autres piètres résultats en tant que chef des troupes.

 

Et à tous ces éléments qui ne peuvent que pourrir les relations entre les deux hommes, il faut ajouter les liens personnels du Général Amisi avec Laurent Nkunda devenu la bête noire de John Numbi. Quant à l'issu du combat de boxe, le seul véritable vainqueur de toutes ces rixes pitoyables reste bien sur «Joseph Kabila», cet imposteur qui continue à faire avancer les objectifs de son mentor Paul Kagamé.

 

L'unité ou la cohésion ne sont plus que des vieux souvenirs au sein de L'AMP-PPRD. Les frictions se multiplient entre ceux-là même qui semblaient pourtant être les meilleurs alliés hier. L'association des collabos   pour profiter des miettes en provenance de la mangeoire tendue par l'imposteur rwandais bat de l'aile. Elle ressemble à la Tour de Babel où la confusion s'est solidement installée. Signe des temps : une maison divisée contre elle-même…..

 

 

Paris,  le 22 Mars 2009

 

Candide OKEKE

 

L'ŒIL DU PATRIOTE

 
 
 

Sunday, March 22, 2009

Alerte: COUPURE DU SIGNAL DE LA CHAINE CANAL KIN TELEVISION

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 019/RDC/VSV/CD/2009

 

LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L'HOMME (VSV)

 

 

 

LA COUPURE DU SIGNAL DE LA CHAINE CANAL KIN TELEVISION

 

La coupure subite du signal de CKtv est intervenue en pleine émission sur la crise prévalant à l'Assemblée Nationale, plus précisément l'éventualité de la démission de monsieur Vital Kamerhe du poste du président de l'Assemblée Nationale suite à l'accentuation de pressions et manœuvres politiques tous azimuts de l'AMP. A cette occasion, il a été dénoncé l'utilisation abusive par l'AMP des journalistes, en l'occurrence, monsieur Zacharie Bababaswe, qui est allé très loin jusqu'à proférer des injures dans une entreprise d'outrage à l'autorité.Depuis lors, le signal de CKtv n'a pas été rétabli.

 

 

La Voix des Sans-Voix pour les droits de l'homme (VSV) est vivement préoccupée par la multiplication d'actes d'intolérance contre, en plus des défenseurs des droits de l'homme, des étudiants, des médias objectifs plaidant en faveur de la normalisation du fonctionnement de l'Assemblée Nationale à travers le respect de la Constitution et son Règlement intérieur.

 

La crise institutionnelle précisément à l'Assemblée Nationale ponctuée par des démissions forcées est rendue artificiellement sujet hypersensible qui expose tout individu ou groupe d'individus ayant une opinion contraire à celle de l'Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP), majorité qui forme le gouvernement en RDCongo, au risque d'enlèvements, d'arrestations arbitraires, de détentions illégales, d'interdiction de mouvement à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, de menaces de mort…

 

Après l'enlèvement et la détention illégale des défenseurs des droits de l'homme, des étudiants et journalistes, l'interdiction de voyager de monsieur Justin Bitakuira, il est fait état de la coupure de signal de la chaîne de télévision Canal Kin Télévision « CKtv» samedi 21 mars 2009 vers 22h00.

 

La coupure subite du signal de CKtv est intervenue en pleine émission sur la crise prévalant à l'Assemblée Nationale, plus précisément l'éventualité de la démission de monsieur Vital Kamerhe du poste du président de l'Assemblée Nationale suite à l'accentuation de pressions et manœuvres politiques tous azimuts de l'AMP. A cette occasion, il a été dénoncé l'utilisation abusive par l'AMP des journalistes, en l'occurrence, monsieur Zacharie Bababaswe, qui est allé très loin jusqu'à proférer des injures dans une entreprise d'outrage à l'autorité.

 

Depuis lors, le signal de CKtv n'a pas été rétabli.

 

La VSV dénonce la confusion entretenu par l'AMP qui se substitue, en violation de la Constitution, au gouvernement RDCongolais, instrumentalise et dicte la ligne de conduite à certains animateurs des institutions de l'Etat.

 

Le gouvernement RDCongolais qui se proclame à tue-tête respectueux des droits de l'homme et des principes démocratiques sombre désespérément dans l'intolérance politique, les violations du droit de la population à l'information et la liberté d'expression et d'opinion pourtant garantis par la Constitution du 18 février 2006 et les textes juridiques internationaux ratifiés par la RDCongo.

 

Tout en attirant l'attention sur les dérives consécutives à la politique de plus en plus manifeste de privatisation de l'Etat et la consécration de la mauvaise gouvernance aggravant du coup l'état de misère de la population et de restriction des libertés, la VSV exige du gouvernement RDCongolais, notamment le ministre de la communication et médias de :

 

-         rétablir, sans délai et sans condition, le signal de CKtv;

-         respecter le droit de la population à l'information et la liberté d'expression ;

-         de mettre fin à l'instrumentalisation des animateurs de l'Etat et de ses institutions ;

-         mettre fin à l'utilisation abusive des journalistes en RDCongo en violation de l'éthique et la déontologie.

  

 

Fait à Kinshasa, le 22 mars 2009.
LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L'HOMME (VSV)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Obama et les autres negres qui dirigent la planete Terre...

 Bien vu !!!   REGARDEZ ET FAITES PASSER
 
This century will be ours.


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Voir aussi la longue liste de brillants savants et inventeurs noirs sur www.congonetradio.com/inventeursnoirs.html

 

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Saturday, March 21, 2009

A l'Opposition congolaise: Penser une révolution de profondeur (Prof. Kä Mana)



 

A l'intention de l'opposition congolaise

 

 

PENSER UNE REVOLUTION DE PROFONDEUR

 

Professeur Kä Mana*, Philosophe et théologien

 

 

Avec la fin officielle de la guerre du Kivu et au-delà de tous les doutes sur le retrait réel de l'armée rwandaise de la RDC et de tous les débats contradictoires sur le sens à donner à ce qui s'est déroulé concrètement dans l'alliance entre le Congo et le Rwanda contre le CNDP d'une part et les FDLR d'autre part, il est temps de fixer le cap sur l'avenir et de réfléchir sur de nouveaux choix à faire face aux problèmes de fond qui se posent maintenant à notre pays et à toutes la région des Grands Lacs. Quelle que soit l'opinion que chacun ou chacune d'entre nous se fait, en RDC, de la victoire ou de la défaite dans cette guerre ; quelle que soit la grille d'interprétation que chacun ou chacune d'entre nous adopte pour lire les événements et leur portée ; quels que soient les griefs que l'on peut adresser au pouvoir en place dans notre pays concernant sa gestion de l'issue de la crise du Kivu, concernant l'opacité des stratégies adoptées et concernant les termes réels de l'accord conclu entre le Rwanda et la RDC, il est vital de promouvoir aujourd'hui une réflexion radicale sur ce est arrivé à notre pays et de se tourner moins vers le passé et les conflits qui nous y ont atrocement divisés que vers les exigences du futur dont nous devons dès maintenant poser les bases. Un futur à bâtir à partir d'une nouvelle politique et d'une nouvelle vision de nous-mêmes, en ayant constamment à l'esprit toutes les erreurs qui nous amenés à la tragédie de l'Est de notre nation.

  

Le contexte actuel

 

Pour engager ce processus, il convient aujourd'hui de faire le point sur notre situation et de nous dire clairement à nous-mêmes où nous en sommes dans la réalité de ce que nous vivons et dans nos relations avec nos voisins directement impliqués dans notre tragédie : le Rwanda, l'Ouganda et l'Angola.

 

Trois vérités doivent être dites avec fermeté à ce sujet. Elles constituent le contexte global dans lequel il convient désormais de penser notre futur.

 

La première vérité est celle-ci : le Rwanda a gagné la guerre de l'Est. Il l'a gagnée non pas seulement au sens militaire où son armée constitue désormais la clé de la paix au Congo et dans toute la région des Grands Lacs, mais au sens plus profond où ses visées stratégiques sont désormais accomplies comme elles étaient conçues depuis le renversement du régime de Mobutu.

 

Ce que le nouveau pouvoir rwandais voulait dans sa vision de la région des Grands Lacs, c'était d'avoir au Congo un pouvoir qui lui soit redevable de tout, qui s'inscrive dans la logique de la défense de ses intérêts vitaux et qui soit constamment faible politiquement et impuissant géostratégiquement, malgré l'étendue du  territoire de la RDC et l'immensité de ses richesses. Ce but est atteint, au-delà de toutes les espérances.

 

Le pouvoir rwandais ambitionnait aussi de fragiliser à jamais les combattants et militants de l'ancien pouvoir qu'il avait renversé à la suite du génocide de 1994. Il voulait le faire non seulement militairement, mais aussi politiquement, en coupant à ces combattants et militants tout espace de déploiement idéologique et diplomatique ainsi que tout arrière base de ravitaillement militaire et stratégique. On peut considérer à ce jour que cet objectif est également atteint. Avec en plus un nouveau statut de puissance régionale que le Rwanda se voit attribuer par les grandes puissances mondiales et par les acteurs politiques qui comptent vraiment dans le monde d'aujourd'hui. Cela ouvre pour le pouvoir rwandais de nouvelles perspectives qui ne relèvent plus de ce que les Congolais considéraient jusqu'ici comme pillage et prédation, mais plutôt d'une logique nouvelle de coopération régionale acceptée par le pouvoir congolais, soutenue par la communauté internationale et déployée sous formes des sociétés, entreprises, trusts et conglomérats mixtes qui verront de plus en plus le jour pour garantir la prospérité partagée que le président français souhaitait de toutes ses forces pour la région des Grands Lacs, malgré les virulents protestations des Congolais.

 

 Avec des tels résultats, le président Kagame est désormais élevé au statut non seulement de grand stratège militaire dans son pays, mais aussi de virtuose politique et de génie géostratégique qui a su dompter son géant voisin et le réduire à une vassalité manifeste où la honte, l'impuissance et l'humiliation seront sans doute le lot quotidien de la conscience  et de l'inconscient congolaise pour les années qui viennent.  S'il le souhaite, il peut sans doute être consacré Maréchal et président à vie au Rwanda sans que personne, dans ce pays, n'y trouve à redire. On ne gagne pas une telle guerre militairement, politiquement et géostratégiquement sans engranger de pareils dividendes de pérennisation du pouvoir et d'éternité de la grande image de soi dans la mémoire collective nationale.

 

La deuxième réalité, c'est le triomphe de la vision qu'une certaine communauté internationale a d'un Congo. Un Congo d'une manière ou d'une autre sous tutelle, pacifié et discipliné au profit des milieux d'affaires et d'exploitation du sol et du sous-sol congolais. Maintenant qu'aucune rébellion ne gronde dans le ventre du pays et que le territoire sera sécurité par le Rwanda, les affaires pourront se faire calmement, dans un système où seuls gronderont les luttes d'intérêts entre les innombrables vautours étrangers, selon des lignes d'un partage économique paisible du territoire congolais et des confrontations financières entre les conglomérats mondiaux, sous la houlette des Institutions financières internationales. Contre ce que l'un de nos musiciens a appelé dans le temps « Mayele ya Haute Finance », c'est-à-dire l'intelligence stratégique des milieux d'affaires internationaux, on peut dire aujourd'hui que notre situation n'est plus celle de l'impératif « Tokeba », de la vigilance active que ce musicien préconisait, mais celle d'une soumission à un nouvel ordre de prédation qui s'impose à nous et que nous subirons, de gré ou de force. Dans un nouveau deal entre les forces mondiales de partage des richesses du Congo, notre pays ne sera sans doute pas géographiquement démantelé, il le sera plutôt économiquement et politiquement, à travers des zones d'influence dont le fonctionnement ne dépendra pas de la volonté du peuple congolais.

 

La troisième réalité, c'est la défaite du Congo face à cette communauté internationale et face aux ambitions géostratégiques de nos voisins, particulièrement du Rwanda. Cette défaite a une dimension paradoxale. Au lieu de fragiliser le pouvoir en place en RDC, elle l'a plutôt renforcé. Elle constitue, en fait, une victoire pour le président Joseph Kabila. Celui-ci sait maintenant qu'il peut compter sur le Rwanda et sur la communauté internationale que l'action rwandaise au Congo arrange en profondeur. Il peut, avec cet inestimable appui, ambitionner de régner sur son pays et envisager un avenir aussi long que celui de Mobutu, et plus longtemps encore, si les réalités géostratégiques restent ce qu'elles sont aujourd'hui.

 

La victoire du Chef de l'Etat congolais est une victoire sur toute l'opposition congolaise.

 

-                           Une victoire sur l'opposition politique radicale que représente l'UDPS, opposition qui aura de plus en plus de  difficultés à trouver des appuis internationaux pour son projet d'une démocratie congolaise fondée sur un progrès social vérifiable.

 

-                           Une victoire sur l'opposition dite constitutionnelle dont le MLC est aujourd'hui le levier. Joseph Kabila sait désormais qu'il a entre ses mains les cartes pour transformer cette opposition en coquille vide et pour l'obliger à jouer le rôle d'acteur de théâtre sur une scène dont les maîtres seront au PPRD. Dans cette situation, nous serons plongés dans une démocratie de façade, avec des danses du ventre en permanence face aux dirigeants actuels :  du mutuash politicien à profusion, du ndombolo à gogo au profit du pouvoir en place et beaucoup de « couper-décaler » intéressés pour animer des négreries sans consistance, avec des chiens qui aboient pendant que la caravane passe.

 

-                           Une victoire sur l'opposition intellectuelle dont les idées comme celles des maîtres-penseurs de Congoone, de Hinterland ou d'autres sites tonitruants des Congolais d'Europe, d'Asie ou « d'Atlantique Nord » glisseront désormais sur le pouvoir réel au Congo comme l'eau sur les aides du canard, sans que le président Joseph Kabila se sente du tout troublé dans son sommeil d'un souverain dont le règne est garanti par de puissants soutiens étrangers.

 

-                           Une victoire sur la société civile qui criera maintenant dans le désert d'un pays vaincu et soumis, sans que son discours sur les droits, les devoirs et les pouvoirs humains ait un impact de fond pour changer la structure et les stratégies du pouvoir en place. Le pouvoir congolais a maintenant toute la latitude pour museler l'ASHADO, la Voix des Sans Voix et d'autres organisations d'action civique, pour faire capituler les activistes des communautés religieuses dont le discours et  les actions l'empêchaient de tourner tranquillement en rond et de ronfler, repu, dans le lit douillet d'une dictature sans adversaires.

 

-                           Une victoire sur le peuple congolais qui n'aura plus désormais qu'à subir une politique décidée ailleurs et à courber l'échine devant un ordre politicien despotique, avec à la clé de nouvelles adulations du Chef, de nouveaux slogans à sa gloire et de nouvelles grandes manifestations populaires pour célébrer ce nouveau « timonier » soutenu et porté par la France, la Belgique et les Etats-Unis, selon une « bonne » longue tradition avec laquelle nous renouons allègrement  plus d'une décennie après la chute de Mobutu.

 

Nous en sommes là aujourd'hui et nous devons considérer que c'est désormais dans ce contexte qu'il est utile d'inscrire toute réflexion et toute action pour une nouvelle libération du Congo. Il ne s'agit pas de penser et d'organiser une lutte qui se réduirait à affronter le pouvoir en place. Il s'agira, plus fondamentalement, de se lever et d'agir vigoureusement contre un ordre global où nous sommes désormais des vaincus et où il nous faut lutter contre l'imaginaire de vaincus qui sera de plus en plus le nôtre face à notre impuissance. Cela sera d'autant plus important que la victoire du Rwanda sur nous donne déjà des idées d'hégémonie nouvelle à l'Angola pendant que l'Ouganda ne met même plus des formes et des gants à son dessein d'organiser à son profit la partie de notre pays qui fait frontière avec lui. Tout cela au vu et au su d'une communauté internationale maintenant acquise à la nouvelle géopolitique de la région des Grands Lacs, malgré les cérémonies spécieuses autour du retrait des Ougandais et des Rwandais du territoire congolais.

 

Une mise en perspective historique de notre situation

 

A regarder les choses selon une perspective historique, ce qui nous arrive n'est que la continuation de ce qui nous est déjà arrivé depuis que la région qui est celle de notre pays aujourd'hui a été intégrée dans l'ordre mondial créé par les grandes conquêtes occidentales à l'aube des temps modernes. Des explorateurs portugais du 15ème et 16ème siècles jusqu'à Mobutu, en passant par l'Etat Indépendant du Congo sous Léopold II et la période du Congo Belge, notre territoire a toujours été soumis à la tragédie de l'anéantissement de l'humanité de l'homme en matière de structures et de pouvoir politique. La situation actuelle est un avatar d'un destin déjà vécu et d'une tragédie mille fois endurée.

 

Nous connaissons toutes les stations de cette tragédie : les intérêts vitaux étrangers, la trahison d'une petite classe nationale régnante formatée par des forces étrangères pour discipliner notre territoire au profit de ces intérêts étrangers, l'impuissance organisationnelle des forces locales de résistance, de révolte et de résilience, l'ivresse et l'imbécillité d'un peuple noyée dans la misère, dans l'alcool, dans la musique délirante, dans les danses, les jeux populaires, l'adulation des tyrans et cette espèce d'inconscience toute congolaise qu'est l'acceptation, profonde et large, d'un destin manifestement inacceptable.

 

Tout s'est passé comme si l'histoire de nos drames, de nos souffrances et de nos tragédies avait structuré une mentalité dont les atavismes nous conditionnent aujourd'hui encore dans les profondeurs de notre inconscient collectif comme dans les fibres de notre conscience : nous nous sommes enfermés dans un sommeil des vaincus et ce sommeil est quelque part devenu notre être même, malgré les soubresauts sporadiques de certaines manifestations de l'orgueil congolais sous quelques leaders de génie.

 

 Tous ceux qui nous ont secoués dans notre sommeil pour nous réveiller ont toujours eu un destin tragique. De Simon Kimbangu aux martyrs du 16 février, de Patrice Lumumba aux étudiants de l'UGEC, de Pierre Mulele aux militaires du « coup monté et manqué », de Joseph Albert Cardinal Malula aux combats radicaux de l'UDPC, tous les vrais héros de notre nation sont vite devenus des héros morts. Cela à cause de la structuration même de notre société où les intérêts étrangers garantis par des élites locales traîtresses ont toujours eu les moyens d'écraser toute velléité de liberté et d'indépendance. Notre malédiction, c'est le fait que notre destin, avec le consentement d'une certaine frange aisée de notre population, se construit sans notre volonté de dignité, de prospérité, d'authenticité et d'affirmation des valeurs auxquelles nous devrions croire au plus profond de notre humanité.

 

Aujourd'hui, nous sommes toujours à la case de départ où le Congo n'a aucune substance congolaise et subit la loi d'un ordre mondial qui le fragilise et le détruit dans ses forces créatrices. En fait, notre diachronie existentielle dans son essence tragique structure notre être de manière inquiétante aujourd'hui : nous sommes enfermés dans une impuissance et une dévirilisation face auxquelles il est urgent de développer de nouveaux mécanismes vitaux d'où devra jaillir un autre être congolais : un être en rupture avec les conditionnements historiques que nous avons subis.

 

 

Enjeux actuels de notre diachronie existentielle

 

Ce problème du nouvel être congolais est à mes yeux l'enjeu le plus crucial de notre défaite dans la guerre du Kivu. C'est un enjeu global qui concerne nos capacités vitales de réinvention de nous-mêmes, ou plutôt d'invention d'un nouvel être à partir des leçons à tirer à la fois de notre situation actuelle et de toute la tragédie de notre diachronie existentielle.

 

Du point de vue de notre histoire comme trame d'une tragédie, il n'est pas sans intérêt de savoir que depuis la période du Roi Nzinga Nkuvu jusqu'à Joseph Kabila, nous souffrons de divisions internes et de dislocations de notre territoire en forces antagonistes qui ont toujours permis aux forces étrangères de faire la loi sur nos terres. Déjà à la mort de Nzinga Nkuvu, le clivage entre les conservateurs et progressistes modernistes avait livré le royaume Kongo à une guerre fratricide. Cette guerre permit au commerce triangulaire de trouver sur notre territoire des forces intérieures de trahison, qui s'engagèrent dans une chasse à l'homme lucrative au profit de l'étranger, avec ce que cela entraîna comme traumatismes  et instincts de haine entre clans et entre tribus. Le temps de Léopold II, avec son organisation armée dont les crimes et la violence nue furent des instruments implacables de « disciplination » du territoire et de colonisation de l'imaginaire, saigna le pays à blanc et sécréta des méfiances incisives entre les populations. Avec la période coloniale belge proprement dite, c'est toute une politique consciente de « diviser pour régner » qui arc-bouta des tribus les unes contre les autres et mis sur pied un processus du formatage d'une élite locale incompétente et prédatrice, à laquelle notre indépendance confia les rênes de la nouvelle nation congolaise. Avec tout ce que cela, visiblement, présupposait de soumission au maître du néocolonialisme. Les sbires locaux du pouvoir néocolonial comme Mobutu assurèrent un despotisme tropical et une dictature sanguinaire dont les maîtres du monde furent satisfaits pendant trois décennies et plus, avant que le vent de l'histoire ne tourne contre ces sbires après la chute du mur de Berlin, dans une réorganisation géostratégique dont le Rwanda a émergé comme nouveau maître du jeu régional.

 

Quand on subit l'histoire de manière aussi tragique depuis si longtemps, les séquelles dans l'inconscient et dans la conscience ne peuvent être que dramatiquement profondes. On apprend à se soumettre et à accepter le monde tel qu'il est : avec ses lois iniques, ses machiavélismes opaques, ses manipulations de l'imaginaire et ses despotismes inhumains. On apprend à vivre dans la défaite et de faire avec cette situation, en attendant de lendemains meilleurs dont personne ne peut dire à quel moment ils viendront. On s'installe dans l'imaginaire de l'impuissance.

 

Nous avons contre nous au Congo ce déterminisme dramatique de notre histoire sur notre imaginaire. C'est contre ce déterminisme, contre ses atavismes, contre ses complexes et ses affects que nous avons désormais à lutter afin de redécouvrir l'énergie d'une autre tradition de liberté que nos héros qui se sont sacrifiés dans cette tradition ont incarné l'énergie pour une nouvelle histoire nationale. Ces héros, le temps est venu de les ressusciter dans un nouveau grand récit sur nous-mêmes, au moment où la défaite est en train de nous rendre muets, « groggy », pantois et ridicules à l'échelle mondiale.

 

A cet enjeu s'ajoute un autre : celui de développer notre capacité à structurer un nouvel ordre des valeurs dans la région des Grands Lacs, sur la base d'une vision politique aux antipodes de tout l'ordre qui va maintenant régner dans cette région après la guerre du Kivu. L'ordre qui se met en place est en continuité avec la diachronie existentielle de nos tragédies. Il ne peut rien augurer de bon, de fertile, de bénéfique pour nos peuples. Dans la mesure où il ne sera qu'un ordre de violence nue ou voilée ; dans la mesure où son essence ne sera que celle de la logique d'un libéralisme exploiteur et prédateur ; dans la mesure où il ne pourra fonctionner que sur le socle de la domination et du musellement de toute énergie de liberté, il n'ajoutera que de nouveaux drames aux anciennes tragédies que nous avons déjà endurées. La vraie perspective de vie, c'est celle d'une politique qui pourra asseoir la région des Grands Lacs dans la logique d'une paix des peuples et des populations, contre la paix des armes et de la domination que les pouvoirs politiques de la région construisent dans le sang. La vraie perspective de vie, c'est celle qui ouvrira la voie à l'expérience d'une démocratie créatrice et responsable à l'échelle de tous nos pays, dans la confiance totale de tous nos terroirs vitaux dans leur propre génie inventif, avec des nouveaux liens de solidarité consentis en vue de construire l'espace d'épanouissement pour les droits humains et de développement des pouvoirs créateurs en mesure de répondre aux problèmes cruciaux auxquels nous faisons face dans l'ordre mondial actuel. Il est temps de prendre conscience de cet enjeu pour savoir orienter les luttes de libération que toutes les forces vives de la région des Grands Lacs devront menées à la suite des combats propres au peuple congolais qui subit aujourd'hui un ordre de plus en plus inique et inhumain.

 

 

Guérir notre histoire et notre imaginaire :

une grande action éducative

 

Je voudrais dire ici que l'heure est venue pour nous de guérir de l'histoire de nos défaites et des traumatismes de notre imaginaire. C'est l'heure de rompre avec l'esprit qui nous formate et nous conditionne depuis le destin de nos ancêtres contre les colonisateurs jusqu'à la situation actuelle de notre pays dans sa défaite face au Rwanda et face au pouvoir qui nous dirige aujourd'hui.

 

Comment devons-nous nous y prendre pour guérir de ces défaites et impulser de nouvelles dynamiques de liberté créative ? En déployant maintenant des stratégies à long terme, qui ne nous réduisent pas à des agitations souvent stériles de quelques révoltes sporadiques ou à des mouvements désorganisés qui vocifèrent dans des explosions verbales infécondes, mais nous conduisent plutôt à des remises en question radicales de nous-mêmes, pour des dynamiques de transformation sociale fondées sur une nouvelle puissance imaginative et organisationnelle.

 

Il s'agit d'abord de montrer fermement, à temps et à contretemps, partout dans tout notre espace public, en quoi les valeurs qui doivent structurer l'humanité de l'Homme dans l'avenir n'ont jamais été du côté de nos vainqueurs, de tous ces pouvoirs de destruction et d'anéantissement dont nous avons subi la loi jusqu'à ce jour. Ces valeurs ont toujours ont été et sont encore de notre côté, au plus profond de nos rêves et de nos quêtes d'une autre société, dans toute la tradition de nos drames et de nos tragédies qu'il convient maintenant de transformer en énergies créatrices. Ce sont ces valeurs d'humanité que la violence nue ne peut pas garantir et qu'aucune force idéologique, culturelle et juridique issue du monde qui veut légitimer la violence nue ne peut dompter. Je parle ici des valeurs de dignité humaine, de liberté fondamentale, de démocratie locale, de prospérité communautaire, de pouvoir d'harmonie sociale et d'option du bonheur partagé. Tant que de telles valeurs seront au cœur de notre imaginaire et brilleront comme l'étoile d'un nouveau matin pour notre peuple, nous ne pouvons pas nous considérer comme des vaincus éternels. La foi en ces valeurs devra nous conférer des pouvoirs vitaux pour nous tenir debout face à l'avenir. Dans la force d'une telle foi, nous avons cet avenir de l'humain avec nous et nous pouvons continuer à croire en lui afin de le construire effectivement. Il s'agit là d'une grande force, d'une énorme puissance, d'une immense énergie en nous-mêmes : la force, la puissance et l'énergie du bien, seules dynamiques capables de juguler les politiques du mal, de la domination, de l'oppression, de prédation et du pillage qui caractérisent l'ordre qui s'est mis en place dans la région des Grands Lacs. I

 

Cet ordre, il convient d'apprendre à le désigner par son nom réel : l'ordre de la déshumanisation de l'homme, le règne des antivaleurs. Notre imaginaire devrait vigoureusement condamner un tel ordre et maintenir la flamme allumée dans la pensée et dans les discours de libération assumée face à tous les avatars de la domination dont nous souffrons depuis le début de la modernité occidentale. Il faut tout faire pour que de plus en plus d'hommes et de femmes comprennent, à travers des organisations de conscientisation locale, que l'humanité de l'homme est un socle plus solide pour l'avenir de notre région que tous les pouvoirs des armes, du mensonge politicien, de la manipulation des consciences, de la violence institutionnalisée et de division divisions de nos peuples en identités meurtrières. Nous libérer des antivaleurs par la foi dans les valeurs de l'humain, voilà un impératif de fond.

 

C'est la voie de la libération de nos espaces mentaux par rapport aux traumatismes, aux déterminismes et aux conditionnements que nous avons subis dans notre imaginaire congolais de la part des pouvoirs qui nous ont gouvernés depuis l'aube des temps modernes jusqu'à la Troisième République.

 

C'est la voie de la libération de notre être par rapport au sentiment d'impuissance que notre histoire nous a inculqué face aux pouvoirs des antivaleurs, ici et maintenant.

Pour une telle libération, la pensée, le discours et l'action devraient nourrir un vaste processus éducatif orienté vers des mutations intellectuelles, éthiques et spirituelles clairement assumées par de nouvelles forces du changement, avec des effets visibles dans les mentalités, dans les comportements et dans les pratiques sociales. Seule cette éducation nous guérira de nos traumatismes historiques et de nos humiliations en tant que peuples. C'est une dynamique à long terme qu'il convient de lancer maintenant à travers la création de nouveaux lieux d'espoirs pour le Congo : des écoles de pensée, des associations de transformation sociale, des thinks tanks dynamiques, des associations des forces vives, des organisations pour la créativité globale et des mouvements de reconstruction de notre imaginaire vital. La révolution de notre libération dépend de ces grandes laves de notre imagination créatrice.

 

Au moment où les pouvoirs des armes croient imposer un ordre éternel de violence, il est du devoir de nos pouvoirs de l'esprit d'imaginer et de construire une destinée d'humanité. Cet enjeu là, toutes les personnes qui croient en notre avenir commun doivent le porter dans notre capacité à animer des espaces de l'esprit en vue de bâtir un autre avenir que celui qu'annoncent les puissances des antivaleurs.

 

Actions stratégiques pour bâtir l'avenir

 

Ce dont je parle ici, c'est d'une révolution de l'esprit. Je situe cette révolution dans une politique d'éducation de longue haleine parce que je sais que les nouvelles ténèbres dans lesquelles nous sommes plongées pourront être longues. Contrairement aux prophètes de la libération immédiate par la violence des armes et les nouveaux fleuves de sang sur notre territoire, je perçois devant nous une longue période d'incertitude, de souffrances, de désespoirs et d'impuissance. Une période où le pouvoir actuel se consolidera dans notre pays, où il jouira de toutes nos richesses en servant les gros intérêts des Maîtres du monde, où il posera une chape de plomb du despotisme tropical sur nos têtes, avec la bénédiction de la communauté internationale qui veut chez nous une paix de cimetière ou un règne de néocolonialisme auquel nos élites dirigeantes ont déjà consenti, si j'en juge par la propagande qui nous est servie à grands renforts de nouveaux slogans sur la paix.

 

Cette propagande, qui s'intensifiera avec plus de virulence encore dans les mois qui viennent, masque en fait des réalités beaucoup moins reluisantes. Celles-ci, fondamentalement :

 

-                           Nous sommes dans l'ordre du despotisme généralisé dans la région des Grands Lacs au lieu de construire un ordre de la libération par rapport aux puissances néocoloniales.

 

-                           Nous sommes dans l'ordre d'une aliénation soumise aux intérêts vitaux étrangers au lieu d'imaginer un ordre de liberté créatrice qui conduirait nos pays à penser et à organiser leur destin à partir de nos intérêts collectifs.

 

-                           Nous sommes dans l'ordre des divisions nuisibles et destructrices, au lieu de mettre sur pied un destin de solidarité responsable à l'échelle de toute notre région.

 

-                           Nous sommes dans un ordre de dramatique violence, qui se cache derrière l'apparent silence des armes, au lieu de bâtir un ordre d'authenticité humaine fondé sur la vérité des valeurs fondamentales de l'être ensemble, du vivre ensemble et de l'agir ensemble dans l'authenticité humaine.

 

 Puisque notre imaginaire est conditionné par ce contexte, il est impératif de comprendre que la libération à promouvoir vise ce contexte dans son ensemble et exige une vision et des stratégies qui s'inscrivent en faux contre lui dans une action à long terme, capable d'éradiquer les racines du mal et non de se limiter aux effets de surface.

 

Pour une telle action, je prône une philosophie de l'exil créatif, à la manière  des prophètes bibliques qui prônèrent, pendant l'exil de leur peuple à Babylone, un séjour d'imagination créatrice face à leurs oppresseurs. Un séjour fécondé par la parole de foi en l'avenir à travers des actions d'invention d'une nouvelle prospérité sur la terre même de leurs oppresseurs, au nom des valeurs de transcendance qui étaient la substance profonde de leur histoire, ou plutôt de leur conscience historique et de leur historicité comme peuple créateur et dynamique.

 

Aujourd'hui, nous devons nous considérer comme un peuple en exil sur sa propre terre, soumis aux implacables pouvoirs de la domination extérieure et des élites qui ont trahi la liberté et l'indépendance, au nom de leurs intérêts à court terme. Dans cet exil intérieur, il et utile d'éduquer aujourd'hui nos populations à une philosophie fertile de l'exil : savoir planter, arroser et récolter ; savoir s'organiser pour accroître ses propres capacités de vie et de survie à l'adversité des oppresseurs ; savoir semer dans l'inconscient et dans la conscience de nouvelles générations les idées de la libération qui doit venir ; savoir former de nouvelles forces de construction d'un nouveau Congo dont l'avènement ne dépendra pas de la précipitation dans l'agitation, mais de la construction d'un indestructible imaginaire d'espérance, de jour en jour, d'année en année, de décennie en décennie...

 

Une telle philosophie positive de l'exil n'est pas une manière de s'installer sereinement dans la défaite, mais une dynamique de méditation vitale dont le vrai but est de doter notre société d'hommes nouveaux et de femmes nouvelles, capables d'être de vrais accélérateurs de l'histoire et de vrais impulseurs d'une destinée nouvelle. Des hommes et des femmes qui peuvent transformer un échec militaire, politique et géotratégique en une victoire de l'éthique et de l'espérance, fondement d'une nouvelle société à bâtir dans le souffle des grandes valeurs de civilisation et d'humanité.

 

Parlons net à ce sujet :

 

le Rwanda et les forces qui le soutiennent nous ont vaincus sur la base des principes d'inhumanité et d'une vision du monde et de la politique complètement noyautée par des antivaleurs despotiques, oppressives, humiliantes et destructrices.

 

Dans cette victoire, ils n'ont pas des normes d'une fécondité d'humanité susceptibles d'irriguer un avenir d'authenticité humaine. L'ordre dont ils sont les garants dans la région des Grands Lacs et dont le pouvoir congolais actuel sera désormais l'instrument sur notre sol ne pourra se déployer que dans l'horreur des antivaleurs : la violence nue, la colonisation des imaginaires et la manipulation des esprits, pour parler comme le philosophe camerounais Guillaume-Henri Ngnepi.

 

Pour résister à un tel système et à son pouvoir d'anéantissement, il est bon de savoir, comme le dit encore Guillaume-Henri Ngnepi à la suite de Jean-Jacques Rousseau, que la violence, « réduite à elle-même, est impropre à renforcer et perpétuer une domination : elle ne change pas seulement aisément de mains ; elle ne recèle pas en elle-même sa légitimité qu'il lui faut trouver ailleurs ; et elle soulève contre elle la révolte des opprimés, faute d'avoir pu s'assujettir leur conscience. » Elle ne réussit que si elle suscite chez l'opprimé et chez le vaincu une adhésion de l'âme, une soumission de l'esprit et de la conscience. Pour résister contre elle, les valeurs de l'âme, les énergies de l'imaginaire, les normes de l'esprit et les convictions vitales de la conscience sont des réserves dynamiques dans lesquelles il est utile de puiser pour former les accélérateurs de l'histoire et les impulseurs de nouvelles initiatives de liberté créatrice.

 

 L'ère qui commence pour nous Congolais sera l'ère de cette résistance à partir des valeurs d'avenir que ni la victoire du Rwanda sur notre pays, ni la victoire actuelle du pouvoir en place sur l'opposition, ni la victoire de l'ordre néocolonial qui s'installe maintenant sur les rêves des forces vives de la nation, ni la victoire du système en construction contre les espérances du peuple, ne pourront détruire. Nous sommes dans l'obligation de jouer l'esprit contre la matière, de développer l'éthique contre la férocité de la violence et de miser sur l'humanité de l'Homme contre les intérêts des puissants de ce monde et les règles de l'ordre qu'ils ont bâti dans une vision à court terme. Cette philosophie de l'esprit pour l'accélération de l'histoire au nom des valeurs de liberté, de bonheur et de créativité a pour arme l'éducation. C'est la clé de notre futur à partir de maintenant.

 

A la double philosophie de l'exil positive et d'éducation de l'esprit, j'ajoute la capacité de mobiliser les forces d'humanité à l'échelle mondiale contre le projet actuel de fragilisation et de castration de la RDC. Elles existent ces forces, même au cœur des nations qui désirent le démantèlement du Congo ou sa mise sous tutelle des trusts militaro-industriels et des maîtres occultes du monde. Elles existent non seulement dans la société civile mondiale et dans l'opinion publique, mais également dans les milieux politiques progressistes qui sont sensibles aux valeurs de liberté, de démocratie et d'autodétermination des peuples. Il est temps que l'opposition congolaise se lance dans une philosophie intelligente de plaidoyer auprès de ces forces, comme l'UDPS le tente déjà avec son excellent mémorandum sur la situation catastrophique en RDC, mémorandum directement adressé au Président américain dont les yeux devront un jour ou l'autre s'ouvrir sur la réalité de l'ordre nouveau qui s'est instauré au Congo-Kinshasa.

 

Il ne s'agit pas de croire que les changements profonds viendront d'ailleurs que de nous-mêmes, il s'agit seulement d'organiser nos luttes en les liant aux grandes préoccupations de l'humanité contre les antivaleurs de barbarie, d'oppression et de domination. Le combat de notre libération devra devenir le combat de toutes les forces de bonne volonté qui refusent l'ordre de la violence nue, à travers une philosophie de la solidarité féconde entre les mouvements qui rêvent d'un autre monde possible et qui devront s'organiser autrement que par la protestation verbale et les incantations stériles. Mettre toutes les forces altermondialistes au service de la cause congolaise, c'est une stratégie à laquelle nous devrions nous consacrer avec détermination, pour que les mensonges de la propagande ne cachent pas les enjeux de fond de notre situation aujourd'hui.

 

Dernier point : l'exploitation économique et l'oppression politique que nous subirons à partir de la fin de la guerre du Kivu ne pourront s'éterniser que si nous nous donnons le luxe de continuer à mener une opposition dispersée contre la politique en vigueur maintenant. Si l'opposition radicale, l'opposition constitutionnelle, l'opposition intellectuelle et l'opposition populaire n'arrivent pas à se restructurer pour inventer de nouvelles stratégies de résistance et de résilience, on peut craindre que l'avenir ne soit à jamais sombre. Aujourd'hui, il serait bon de revenir à la grande idée zaïroise de l'union sacrée de l'opposition, mais avec des perspectives plus intelligences, plus éthiques et plus vigoureusement spirituelles que les dribles politico-politiciens qui avaient plombé et pollué cette idée au temps de Nguza-Karl-i- Bond. Une telle philosophie de l'union sacrée devra s'élever à l'échelle de l'union sacrée de toutes les forces du changement au sein du peuple congolais, au sein des tribus congolaises, avec l'idée d'une nation unie dans ses énergies créatives pour tailler notre chemin dans le roc, selon une autre belle idée zaïroise vite dévoyée par les errements  despotiques du mobutisme.

 

 Conclusion

 

Dans un effort d'analyse de notre contexte actuel, de mise en perspective historique de notre situation, de dégagement des enjeux vitaux de notre condition et d'esquisse des stratégies pour l'avenir de notre pays et de la Région des Grands Lacs, je viens de définir dans cette réflexion toute une révolution des profondeurs de notre esprit en RDC. C'est de ces profondeurs que surgira le futur qu'il nous faut imaginer et bâtir. C'est de ces profondeurs que doivent jaillir les nouvelles paroles de conscientisation, de mobilisation et de mise en lumière des exigences actuelles pour libérer les pouvoirs de transformation globale de notre nation. C'est de ces profondeurs que notre imagination devra s'épanouir pour l'organisation de nouvelles dynamiques éducatives en vue de bâtir l'avenir et de libérer l'espérance. C'est de ces profondeurs que devra s'affirmer le nouvel être congolais : la force indestructible des valeurs de l'humain.

 

Par le suc et le limon de cette volonté d'espérance, notre pays pourra offrir à toute la région des Grands Lacs  un réel horizon de vie et de paix. C'est là notre vocation. Ce sera là notre victoire face à nos malheurs, face à nos souffrances et face à nos tragédies.

 

 

                                                   Kä Mana   Chercheur à Pole Institute, Goma  


 



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